Fair-play financier : quand le football européen se met au pas

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Posté le 16 mars 2015

Porté à bout de bras par Michel Platini, président de l’Union des Associations Européennes de Football (UEFA), le système du fair-play financier reste encore pour beaucoup un concept flou, accusé de ne pas gommer autant qu’il devrait les inégalités entre les clubs. Au milieu des discours parfois contradictoires et des débats stériles, tâchons donc d’y voir un peu plus clair.

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Un cadre et des règles très strictes

Réguler les finances des clubs de football européens. Voilà un noble mais surtout périlleux combat que tente de mener l’UEFA, sous l’égide de son président Michel Platini. Alors que les transferts records de joueurs se sont multipliés ces dernières années et que nombre de clubs -notamment en Espagne- affichent encore aujourd’hui des dettes aux montants astronomiques, la volonté d’assainir quelque peu ce milieu gangrené par l’argent s’est faite de plus en plus pressante.

Entré en vigueur en 2011 pour offrir au football européen un espoir de stabilité, le fair-play financier part d’un principe clé on ne peut plus simple : les clubs qualifiés pour les compétitions organisées par l’UEFA (Ligue des Champions et Europa League) doivent prouver qu’ils n’ont aucun retard de paiement, que ce soit à l’encontre de leurs propres salariés (joueurs, staff) ou d’autres clubs (dans le cas de transferts). En clair, la balance entre recettes et dépenses doit être, dans l’idéal positive, au pire équilibrée.

Il reste néanmoins possible pour un club d’afficher des pertes (jusqu’à trente millions d’euros à partir de la saison 2015/2016), à condition que celles-ci soient couvertes par un paiement effectué par le(s) propriétaire(s) du club ou l’un de ses partenaires. À noter enfin que les dépenses liées au développement du stade, des infrastructures d’entraînement et de formation des jeunes ne sont pas prises en compte, afin de ne pas bloquer les investissements et l’expansion d’un club.

Fair-play financier : quelles sanctions ?

Concrètement, à quoi s’exposent les clubs qui contreviennent aux règles mises en place par le fair-play financier ? Voici la liste des sanctions prévues par l’UEFA, de la plus légère à la plus lourde :

    • Mise en garde, blâme
    • Amende
    • Retrait de points
    • Rétention de recettes issues d’une compétition UEFA
    • Limitation du nombre de joueurs pouvant être inscrits lors d’une compétition UEFA
    • Exclusion de compétitions en cours ou futures
    • Retrait d’un titre ou d’une distinction

La seule façon pour un club pénalisé d’être libéré de ces sanctions consiste à prouver son respect total des règles, en remettant ses comptes à l’équilibre. Concernant les sanctions financières, elles sont établies sur la base des revenus engrangés par le club grâce à sa participation aux compétitions de l’UEFA. Les sommes récupérées ne sont pas conservées par l’association mais reversées aux autres clubs présents en Ligue des Champions et Europa League. D’autres pistes restent néanmoins envisagées pour ce constitue encore et toujours l’un des points chauds autour de ce dossier.

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Le PSG et Manchester City dans l’œil du cyclone

Parmi les premières « victimes » du fair-play financier, neuf clubs ont déjà été épinglés par l’UEFA en mai 2014 :

        • Paris Saint-Germain
        • Manchester City
        • Galatasaray
        • Bursaspor
        • Trabzonspor
        • Zenit Saint-Pétersbourg
        • Rubin Kazan
        • Anzi Makhachkala
        • Levski Sofia

Comme vous pouvez l’imaginez, c’est bien entendu la présence dans cette liste des deux premiers cités qui a cristallisé la plupart des réactions. L’UEFA s’est ainsi vu accusé de sanctionner uniquement les nouveaux riches du PSG et de Manchester City (enrichis depuis peu grâce à des investisseurs Qatariens), laissant le champ libre aux grosses machines que sont le FC Barcelone, Manchester United ou le Real Madrid.

Ce dernier n’hésite d’ailleurs pas à jouer avec les règles du fair-play financier, enchaînant les transferts mirobolants tout en affichant une dette de plus de 500 millions d’euros… Preuve que le système est encore loin d’être parfait et que Platini n’a pas fini de le défendre. Difficile cependant de le blâmer dans sa quête de vouloir mettre un peu d’ordre dans un milieu qui ne semble obéir qu’à ses propres règles.

La rédaction

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