Que valent les labels des supermarchés ?

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Posté le 30 janvier 2014

Après la crise de la vache folle, la polémique sur l’utilisation massive de l’huile de palme dans l’industrie agro-alimentaire et plus récemment, l’affaire des lasagnes à la viande de cheval, les consommateurs sont devenus méfiants. Ils s’interrogent sur la provenance des aliments qu’ils achètent et fait nouveau, regardent plus les étiquettes. Or, tout le monde ne peut pas aller faire ses courses dans les magasins bio, où tout est labellisé. C’est pour cette raison que plus en plus de Français achètent bio au supermarché pour sécuriser un minimum leurs achats, sans trop se ruiner. Mais est-ce la même chose ?

Que valent les labels des supermarchés ?-1

Dans les grandes surfaces, pour commencer, il faut différencier les vrais labels des faux. Les vrais ont été mis en place par le gouvernement pour réintroduire un peu de lisibilité sur le marché alimentaire. Les autres signes distinctifs ne sont que de la publicité.

Apprendre à s’y retrouver dans les rayons

Les experts en marketing étudient précisément comment les consommateurs remplissent leur panier. Ils aident les marques à élaborer leurs emballages pour s’adapter aux tendances du moment, et il est clair que la mode est à l’exigence de qualité. Mais les mentions du type « Élevé en plein air » sur les boîtes d’œufs ou « Poulet paysan », n’impliquent pas forcément une démarche qualitative dans la fabrication du produit. C’est seulement du packaging.

En France, un produit qui souhaite obtenir un vrai label doit d’abord en faire la demande. Ensuite, il doit répondre à un certain nombre d’exigences fixées par un cahier des charges. Il doit enfin obtenir l’accord d’un des six organismes certificateurs indépendants agréés par les pouvoirs publics.

Les principaux labels de qualité reconnus par l’État sont le Label Rouge, le label Agriculture biologique (AB), l’Indication géographique protégée (IGP) ou l’Appellation d’origine contrôlée (AOC). Les plus courants dans les rayons des grandes surfaces sont le label AB et le Label Rouge. Le premier garantit qu’au moins 95 % des ingrédients des produits transformés sont issus de l’agriculture biologique, l’interdiction des pesticides, le respect du bien-être animal ou l’absence d’OGM. Le second implique également le respect d’un cahier de charges strict, même s’il ne s’agit pas d’un label bio.

Que valent les labels des supermarchés ?-2

Démocratisation ou dégradation du bio ?

Dans les supermarchés, on trouve désormais des marques de produits du magasin qui portent l’appellation AB ou le label bio de l’Union européenne, composé d’étoiles blanches sur un fond vert. Mais cette distinction soulève les critiques de nombreux militants bio qui trouvent que les marques des grandes enseignes sont des produits de qualité inférieure. C’est pour eux le signe que le label AB n’est plus assez exigeant. On peut même le trouver, soulignent-ils, sur des produits dans des magasins hard-discount. Il est vrai que le cahier des charges du label AB tolère jusqu’à 4,99 % d’ingrédients non biologiques et des OGM  « accidentels » à hauteur de 0,9 %. C’est pour cette raison que certains amateurs de bio lui préfèrent des labels privés, comme Demeter ou Nature&Progrès, qui imposent des critères plus exigeants, mais qui se font encore très rares dans la grande distribution.

Malgré tout, il semble qu’il y ait encore une différence de qualité entre un produit lambda et un produit AB. Car pour être labellisé, n’importe quelle denrée, qu’elle soit vendue dans un hypermarché ou dans une supérette bio, doit se soumettre au moins une fois par an au contrôle de l’un des six organismes certificateurs français.

Dans les grandes surfaces, il existe aussi des labels qui sont décernés par des organismes privés suivant des modalités variées. Par exemple, le label Saveur de l’année est attribué à un produit après des tests effectués sur un panel de consommateurs. Aucun cahier des charges n’est imposé, il ne s’agit donc pas d’une certification. Autre cas, le label Max Havelaar garantit qu’un produit répond aux critères internationaux du commerce équitable sur les conditions de rémunération du producteur, mais il ne s’engage pas sur la qualité du produit.

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