Pourquoi la e-cigarette n’arrêtera pas les gros fumeurs ?

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Posté le 21 janvier 2014

Récemment apparue en France, la e-cigarette a connu, au cours de l’année 2013, un essor commercial hors du commun. Initialement vendue sur internet, elle a rapidement inspiré de nombreux vendeurs, les incitant à ouvrir des boutiques spécialement dédiées à ce petit bijou de la technologie. A l’heure où un magasin est créé tous les deux jours sur le territoire, le succès de ce business n’est plus à démontrer.

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La e-cigarette : des effets encore flous, une législation complexe

Avec si peu de recul sur son utilisation, la e-cigarette recèle probablement de nombreuses surprises, dont l’impact est, à l’heure actuelle, difficile à évaluer. Tandis que les scientifiques s’emparent de la question, les usagers semblent peu préoccupés par les risques associés à la pratique du « vapotage ». En effet, puisqu’elle semble, selon les premiers tests, moins dangereuse que la véritable cigarette, elle se laisse plus facilement glisser entre les mains d’individus en manque de nicotine : ils peuvent, de manière révolutionnaire, jouir de la dose dont ils ont besoin dans les lieux publics.

Car pour le moment, aucune législation précise ne réglemente objectivement le fait de vapoter : théoriquement, la cigarette électronique est acceptée partout, même si la politesse et le savoir-vivre des gens bien éduqués suppose quelques principes de bon sens, comme ranger son substitut de tabac en présence d’enfants, dans les salles d’attente, les transports en commun ou au bureau, par exemple.

Pourquoi la e-cigarette n’est pas un médicament ?

La question du statut de la e-cigarette s’est longtemps posée et, finalement, le débat ne semble pas réellement fermé : peut-elle être considérée comme un médicament ou reste-t-elle, au contraire, totalement inutile en vue d’arrêter de fumer ? A en croire les dernières décisions du gouvernement en la matière, celle-ci serait bel et bien un produit de confort, consommé sans aucune fin de guérison face à l’addiction au tabac.

Après avoir posé la question de sa commercialisation – au même titre que les patchs à la nicotine – en pharmacie, le pouvoir politique a finalement rejeté l’idée, estimant que la cigarette électronique n’était d’aucun secours en vue d’arrêter de fumer. En effet, lorsqu’on les interroge sur leur façon de concevoir leur nouvel allié technologique, les vapoteurs s’avouent – généralement – peu enclins à stopper définitivement la vraie cigarette. Pour acheter vos cigarettes électroniques, des boutiques en lignes sont déjà en plein essor comme cigastar.com, et permettent de bénéficier de prix compétitifs.

Si les plus motivés trouvent dans cette solution un moyen de réduire leur consommation, d’autres restent sceptiques : après avoir tiré sur leur e-cigarette, ils ressentent parfois un besoin d’autant plus grand d’en fumer une véritable, n’étant pas parvenus à assouvir leur envie de tabac. En conclusion, on s’en tient rapidement à considérer cette innovation comme un produit commercial, bien éloigné des vertus d’un vrai médicament.

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Une pratique incitative ?

Au-delà de ses effets – considérés comme quasi-nuls – sur la dépendance au tabac, la cigarette électronique apporterait avec elle de nouvelles pratiques, susceptibles d’inciter les plus jeunes à fumer de vraies cigarettes, notamment en les habituant au goût et à la sensation liée à la nicotine. Ainsi, influencés par les modes et tendances du moment, les adolescents commencent à vapoter sans même avoir goûté une cigarette classique. Par la suite, ils s’accommodent progressivement, sans même s’en rendre compte, à une pratique réellement dangereuse : ils deviennent plus enclins à tirer sur une véritable cigarette et commencent, finalement, à en acheter – en complément ou en substitution de leur version électronique.

Aujourd’hui, les parents demeurent inquiets et sceptiques lorsqu’ils apprennent que leurs enfants ont cédé à la tentation : même si la vente du produit est interdite aux mineurs, la loi est toujours facile à contourner et se révèle, bien souvent, insuffisante pour stopper ces jeunes aux pratiques bien périlleuses. Finalement, devant l’essor d’une mode aux nouveaux atours, il devient indispensable de réfléchir à de nouvelles règles, afin d’éviter les débordements et prises de risques en tous genres.

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