Démocratiser les savoirs avec les MOOC

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Posté le 04 février 2014

Suivre des cours en ligne gratuitement et partager des connaissances avec des étudiants du monde entier, c’est la perspective ambitieuse des MOOC. Nés d’après l’impulsion des universités américaines, les Massive Open Online Course commencent leur parcours en France.

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Massive Open Online Course

Les MOOC, ou « Cours en ligne ouverts et massifs » en français, permettent d’apprendre en ligne – librement et gratuitement – des savoirs enseignés par des professeurs d’université ou des professionnels du numérique. On utilise le terme « massif » car généralement plus de 100 000 participants suivent les cours, en même temps. Cette nouvelle forme pédagogique s’échappe donc des bancs des amphithéâtres pour intégrer la toile et abolir les frontières.

Le mouvement MOOC est né dans les années 2000 aux Etats-Unis, le pays des prêts étudiants et des formations élitistes. L’aventure a commencé avec les Open Course Ware, des sites de ressources gratuites, mises à disposition par plusieurs universités. Stanford est allé ensuite plus loin en proposant quelques cours de programmation et de sciences de l’ingénieur, en ligne, avec le Stanford Engineering Everywhere. De ce programme s’est créée la plateforme Coursera, entreprise numérique relayant les cours des grandes universités américaines. Harvard et Yale ont ainsi suivi la voie ouverte par Stanford. Aujourd’hui aux Etats-Unis,  80 % des établissements du supérieur ont adopté le MOOC et plus de trois millions d’étudiants suivent les cours.

A noter qu’un MOOC est considéré comme un événement. Il se fait en direct et oblige les étudiants à suivre au même moment son déroulement, comme un cours magistral. Il y a donc une dimension communautaire importante, l’objectif ici est de fédérer des étudiants du monde entier, pour un apprentissage collaboratif.

Un phénomène mondial

Peter Struck

La première plateforme française de MOOC est la FUN, France Université Numérique. Le 17 janvier 2014, elle comptait plus de 100 000 inscrits, suivant les huit MOOC proposés. Courant 2014, dix autres devraient voir le jour, pour un total de 25 cours. Sciences, philosophie ou encore management, les thématiques sont variées et touchent tous les domaines.

Les participants aux MOOC viennent du monde entier et ont des profils très variés. En général, il n’y a pas de sélection pour s’inscrire, contrairement aux grandes écoles ou certaines filières universitaires. Suivre cet enseignement à distance demande une grande discipline et une motivation sans faille. L’étudiant gère lui-même son temps et ses priorités, ainsi des personnes en activité peuvent tout de même suivre les cours. Pour obtenir un certificat, il faut s’impliquer minimum six heures par semaines, autrement deux heures suffisent pour une formation complémentaire.

Mais ce système ne tourne pas grâce à la bonne volonté des enseignants, le ministère de l’enseignement supérieur a débloqué 8 millions d’euros pour développer ce projet. Une petite enveloppe comparée à l’investissement des plateformes américaines, au montant compté entre 40 et 60 millions de dollars !

Le modèle freemium permet d’aller plus loin dans la formation. Ainsi, Coursera propose des tutorats individualisés et payants. De nombreuses plateformes demandent également une somme pour passer des certificats dit « sécurisés », pouvant confirmer l’identité du participant.

Les acteurs

Des entreprises privées se sont également lancées dans l’aventure, comme le site Codecademy. La start-up américaine propose de se former au langage du code informatique et compte déjà un bon million d’utilisateurs.

Les grandes écoles françaises se sont mises aux MOOC, comme Centrale Lille, HEC, Science Po ou Polytechnique. L’organisme de formation First Finance a aussi créé son site – First Business MOOC – et souhaite devenir la référence internationale dans le monde de la finance et du management.

Le phénomène MOOC prend une ampleur conséquente mais ne fait pas encore l’unanimité. Cette nouvelle forme d’apprentissage fait débat d’un point de vue pédagogique car elle rend impossible le moindre échange entre professeurs et élèves. Même si cela reste un grand pas pour l’enseignement pour tous, gratuit et libre, ce système récent doit encore faire ses preuves.

La rédaction

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