Présente dans toutes les bouches et peu à peu intégrée à tous les mœurs, la RSE est devenue un sigle largement répandu. Signifiant littéralement « Responsabilité sociétale des entreprises », elle implique de nombreux enjeux très différents, selon le point de vue que l’on est susceptible d’adopter.

La RSE en plein essor - nécessité ou simple mode (1)

En bref : la RSE, c’est quoi ?

Concrètement, la responsabilité sociétale d’entreprise réfère à la politique menée par chaque société dans ses stratégies : en tenir compte, c’est respecter des valeurs éthiques tant sur le plan social que sur le plan écologique. Employée officiellement par le Ministère de l’Écologie, de l’Énergie et du Développement durable, cette notion devient l’apanage de nombreux présidents et membres haut-placé sur l’échelle hiérarchique : ces derniers affirment de plus en plus respecter, dans leurs pratiques quotidiennes, des valeurs directement liées à cette fameuse responsabilité sociétale, recherchée et appréciée par tous.

En pratique, la RSE doit se traduire, dans les méthodes de gouvernance, par plusieurs dispositifs concrets et observables : par exemple, un PDG peut entreprendre de respecter une charte mêlant intérêts écologiques et sociaux. Cette décision doit engendrer un comportement plus souple et plus compréhensif avec les employés, incluant des méthodes plus humaines dans la gestion du personnel. Ainsi, mieux comprendre ses salariés et saisir leurs attentes avec plus de tact, c’est aussi limiter les risques comme l’absentéisme prolongé ou, plus généralement, les différents phénomènes de turn-over.

Par ailleurs, le respect d’impératifs écologiques donne à l’entreprise une meilleure image : on sait à quel point, de nos jours, les filières agro-alimentaires ou cosmétiques sont particulièrement concernées par la provenance de leurs produits. Elles en sont conscientes, l’existence d’éventuels tests effectués sur les animaux ou encore l’importation d’objets fabriqués par des enfants pèserait lourdement sur leur réputation.

Finalement, une société acceptant de mettre en œuvre des principes directement attribués à une « responsabilité sociétale » peut rapidement tirer profit de son initiative. Si les scandales sanitaires et médiatiques discréditent certaines firmes peu soucieuses des valeurs éthiques, la décision prise, par d’autres interlocuteurs, de suivre assidument et méthodiquement des lois écologiques et sociales se répercute immédiatement sur le chiffre d’affaire, la productivité et la réputation auprès des consommateurs.

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Comment mettre en œuvre sa propre RSE ?

Si la RSE est une réelle nécessité pour la plupart des entreprises, succomber bêtement à la mode serait contre-productif : en réalité, celle-ci demande une certaine méthode avant d’être appliquée. Concrètement, cela implique la mise en place de politiques sur-mesure – une seule démarche RSE applicable à tous étant, naturellement, inexistante.

Dans un premier temps, il est indispensable de bien cerner ses objectifs pour mieux identifier ce qui, au sein de l’entreprise, peut changer en faveur de ses enjeux économiques – tant sur l’aspect social que sur l’aspect écologique. Si, dans la gestion du personnel, tout dirigeant a intérêt à mieux connaître son salariat pour mesurer ses besoins, il peut mettre en place une culture d’entreprise tout à fait particulière, idéale pour entretenir un sentiment collectif d’appartenance à la fois source de motivation et de collaboration, véritablement probant dans la quête d’une atmosphère propice au travail à plusieurs.

Par ailleurs, l’existence d’une culture propre à chaque société augmente la fierté de chacun à faire partie d’une même communauté, ce qui limite considérablement les risques de succomber aux employeurs concurrents, tout en diminuant – également – les impacts psychologiques d’une pression trop forte (burn-out, absences à répétition, comportements négatifs, etc.)

Enfin, pour tirer pleinement profit d’une politique d’entreprise positive, tournée vers une implication totale des salariés et un respect parfait des enjeux écologiques de notre société, il faut savoir montrer son engagement à l’environnement extérieur : médiatisation, utilisation judicieuse des réseaux sociaux ou encore réalisation de plaquettes à diffuser sont autant de moyens de faire fructifier, avec efficacité, une politique d’entreprise responsable.