Événement incontournable chez les annonceurs : le superbowl 2014

Evénement sportif incontournable, la mythique finale du SuperBowl s’accompagne chaque année d’un grand show télévisuel. La mi-temps et les publicités sont aussi attendues que le match, tandis que les réseaux sociaux bouillonnent de tweet et de like. Dimanche 2 février 2014, la 48e finale a brassé quelques millions de dollars et mis la toile en ébullition.

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Match et mi-temps légendaires

Il n’y a pas assez de superlatifs pour décrire la soirée du SuperBowl. Créée en 1967, elle oppose deux équipes qui, chaque année, se disputent le titre tant convoité de champion NFL – National Football League – de football américain. Ce sport est le plus populaire des Etats-Unis et la finale est l’événement qu’aucun américain ne louperait pour rien au monde. Mais les casques et les épaulettes des joueurs ne sont pas les seuls éléments attractifs, c’est surtout l’effervescence télévisuelle qui est impressionnante. Le match entraîne, de loin, la meilleure audience. Trois chaînes se passent chaque année le flambeau : CBS, ABC et FOX.

En plus du match, la SuperBowl promet monts et merveilles pendant sa mi-temps. Les spectateurs ont ainsi l’opportunité d’assister à des concerts de grandes stars de la pop américaine. Beyoncé avait mis le feu au stade pour la 47e finale, avant elle Madonna, les Rolling Stones et feu Michael Jackson. En 2014, Bruno Mars et les Red Hot Chili Peppers ont assuré le show au MetLife Stadium d’East Rutherford (New Jersey). Cette coupure est particulièrement bien remplie, alors qu’elle ne dure que 30 minutes.

Des millions

Chaque élément du SuperBowl se compte en millions. Les chiffres de 2014 parlent d’eux même : 115 millions de spectateurs ont regardé la finale entre les Broncos de Denver et les Seahawks de Seattle. Côté réseaux sociaux, 10 000 tweets à la seconde ont été envoyés et, en attendant le jour J, l’Empire State Building changeait d’éclairage chaque fois qu’un utilisateur publiait le hastag « #WhosGonnaWin » (qui va gagner).

Mais le plus impressionnant concerne les sommes astronomiques desservies, à outrance, dans le marketing. Pour 30 secondes de publicité, il faut déjà avancer 4 millions de dollars. La seule seconde coûte, ainsi, 130 000 dollars. En élément de comparaison, en France une publicité diffusée lors de la finale de la Coupe du Monde de football coûte autour de 150 000 euros les 30 secondes.

Peu de chose pour la marque Jaguar qui, par exemple, n’a pas hésité à investir 25 millions de dollars pour la promotion de son nouveau coupé-sport. En tout, 40 entreprises ont acheté des espaces publicitaires, entre 30 secondes et 2 minutes. Le marketing fait fureur, mais les droits TV sont également indécents. En 2014, CBS a obtenu la diffusion du match pour la modique somme de 622 millions de dollars…

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Les publicités cultes du SuperBowl

Ces millions de dollars n’ont pas vraiment effrayé les marques, des spots mythiques ont marqué les finales et l’histoire du marketing. En 1980, Coca-Cola recrute le joueur Mean Joe Green, star Quater back. En 1984, c’est le géant à la pomme – Apple – qui présente une publicité pour l’innovant MacIntosh. En 1992, Michael Jordan apparaît aux côtés de Bugs Bunny dans une publicité pour Nike.

En 2014, les spectateurs du SuperBowl ont pu voir Arnold Schwarzenegger en tennisman suédois pour Bud Light, David Beckam en slip pour H&M et Laurence Fishburn à nouveau en Morpheus – Matrix – pour Kia. Les spots publicitaires du SuperBowl sont donc haut de gamme, tournés avec les grandes stars du moment. Ils font partis du show de la finale et préparent leur diffusion médiatique, en amont, sur la toile. Les statistiques avancent que 99 % des téléspectateurs resteraient devant leur écran de télévision durant la pause pub. Le SuperBowl : un coup marketing imparable.