
L’étymologie du mot « science » vient du latin, scientia qui signifie connaissance, lui-même issu du verbe scire, savoir. Ce terme renvoie à un ensemble de disciplines du savoir scientifique dont les mathématiques, la physique, l’astronomie ou la médecine. L’histoire des sciences, qui s’est constituée de façon progressive au cours des millénaires, est intimement liée à celle des sociétés et des civilisations. Liée à la philosophie dans l’Antiquité grecque, elle reste marquée au Moyen âge par sa filiation à la sphère religieuse.
À partir de la Renaissance, période des grandes découvertes et des expéditions maritimes, une révolution scientifique s’opère. Les progrès techniques permettent à l’homme de mieux observer et comprendre le monde qui l’entoure, ce qui remet en cause la manière dont il se place dans ce dernier. L’astronomie connaît de grandes avancées et les théories coperniciennes sont suivies par celles de Galilée et de Kepler. Newton unifie ces approches en découvrant la gravitation universelle. Au XVIIIe siècle, les sciences naturelles et la médecine connaissent un intérêt nouveau. Les Lumières adoptent une démarche empirique, mettant l’accent sur l’expérience dans l’acquisition des connaissances, au détriment de la raison pure. L’homme entreprend aussi de classifier ce qui l’entoure et appréhende les airs avec l’invention de la montgolfière.
La Révolution industrielle du XIXe siècle apporte des innovations techniques : la vapeur, l’électricité par Edison, la thermodynamique… Cette période est aussi propice aux grands progrès de la médecine, avec l’apparition du stéthoscope ou de vaccins grâce à Laennec et Pasteur, et à la naissance des sciences humaines dont la psychanalyse, fondée par Freud.
Enfin, les avancées technologiques offrent au grand public des inventions comme la Tour Eiffel ou le cinéma des frères Lumière…
Au tournant du XXe siècle, surgit une découverte des plus importantes : la radioactivité. C’est aussi le siècle du plus populaire des scientifiques : Albert Einstein.