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LES FICELLES DU THÉÂTRE LYRIQUE AU XIXe SIÈCLE



En pleine explosion du romantisme, le théâtre lyrique est le genre en vogue en Europe. C’est Monteverdi qui, au XVIIe siècle associe son nom à la création de l’opéra, la forme noble du lyrique. Pour la première fois, la musique créée par le compositeur fait corps avec le texte, écrit par le librettiste. Bellini, Rossini, puis Verdi et Puccini sont les grands héritiers de la tradition italienne, qui inspire à Paris les Meyerbeer ou Halévy.
En Allemagne, Wagner innove avec ses « drames en musique », dans lesquels le texte (dont il est l’auteur), la partition et la mise en scène deviennent inséparables.
Face à l’offensive de ses voisins, la France peine à maintenir la tradition nationale. Considéré comme un genre mineur en raison de ses origines populaires (le vaudeville), c’est l’opéra-comique qui va défendre les droits du goût français. Il se cantonne pendant plus de soixante ans au style divertissant ou sentimental des œuvres de Boïeldieu, Hérold, entre autres. Dans la seconde partie du siècle, les intentions dramatiques de Gounod, Bizet et Massenet, appauvrissent la veine légère, au profit d’une interprétation plus réaliste, en harmonie avec la puissance émotionnelle des rôles. Avec Jacques Offenbach pour illustre représentant, l’opérette prend le relais de l’ancien opéra-comique. Quant à l’opéra-bouffe, il parodie les scènes qu’il crée, et invente le ridicule.