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LES ARTISTES, UNE DÉPENDANCE À L’ÉGARD DU POUVOIR



Avant 1789, excepté les œuvres qui ornent les églises ou les monuments, le public n’a accès qu’en de rares occasions, aux chefs-d’œuvre artistiques des collections royales ou privées. En saisissant les collections royales et certaines grandes collections privées, les hommes de la Révolution permettent la mise en place de lieux d’expositions permanents. L’artiste occupe alors une nouvelle place au sein de la société.
Cependant, à la fin du XVIIIe siècle, la plupart des artistes dépendent encore du mécénat des rois, des aristocrates, de l’Église ou de la riche bourgeoisie. La volonté affichée de Napoléon de mettre l’art au service de sa gloire, ne laisse aux artistes que le choix entre l’opposition ou la soumission. Le néoclassicisme s’impose avec comme chef de file David, peintre officiel de l’Empereur. La rigueur de composition, la perfection du dessin et la valeur morale de ses œuvres vont guider toute une génération de peintres : Ingres, Corot…
Alors que certains restent des peintres académiques (Gérôme), d’autres se tournent vers le romantisme (Géricault, Delacroix), qui veut que l’artiste, sorti du carcan académique, acquiert son individualité propre en affirmant sa sensibilité et en excluant toutes règles. Même si cette fougue est rapidement contestée par le réalisme, représenté par Courbet, le XIXe permet de changer le statut de l’artiste qui devient serviteur de l’humanité.