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LA POÉSIE FRANÇAISE AU XIXe SIÈCLE



La poésie connaît au XIXe siècle une profonde évolution. Le romantisme de la première moitié du siècle est marqué par le lyrisme, l’onirisme et un goût prononcé pour la mélancolie. Les poètes revendiquent alors un assouplissement de l’expression versifiée et inventent de nouvelles formes, comme le poème en prose.
Lamartine adjure le « beau lac » de garder le souvenir de son amour brisé (Les Méditations poétiques, 1820). Vigny trouve dans La mort du loup, un symbole vibrant pour s’élever stoïquement au-dessus de la fatalité. Musset puise dans les grandes douleurs, la sincérité de ses poèmes. Nerval, hanté par ses songes, tente de transmettre l’ineffable.
Gautier choisit « l’art pour l’art » : désintéressé par nature, l’art vise la beauté, sculptée grâce à la perfection technique du travail. Cette doctrine ouvre la voie aux poètes du Parnasse, qui marquent toute la seconde moitié du siècle. Menés par Leconte de Lisle, Gautier, Heredia ou Banville s’attachent à la perfection formelle dans leurs écrits.
Tandis que réalisme et idéalisme s’expriment dans le roman, Baudelaire établit des correspondances entre le monde des sensations et l’univers suprasensible. Cette poésie engendre les poètes symbolistes : la musique de Verlaine suggère ; Rimbaud, le « voyant », crée « un verbe poétique accessible à tous les sens » ; Mallarmé cherche l’impression que donnerait la présence ou l’absence de l’objet, au risque de tomber dans l’hermétisme.