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ÊTRE ARTISTE AUX XVIe ET XVIIe SIÈCLES



Au XVIe siècle, les principaux foyers de la Renaissance artistique se trouvent en Italie, en relation directe avec les souverains séculiers et le Saint-Siège. Léonard de Vinci, Cranach l’Ancien ou Rubens portent ainsi le titre de « peintre de cour » et jouent parfois le rôle de ministres plénipotentiaires.
La peinture évolue alors sous l’influence du courant humaniste : l’homme devient un sujet récurrent et les artistes, redécouvrant le thème du nu antique, exaltent les corps humains dénudés. En réaction, l’Église tente, par le biais des tribunaux ecclésiastiques et de l’Inquisition, de remettre de l’orthodoxie dans les représentations du divin. En 1573, Véronèse est ainsi obligé de renommer sa Cène, en raison de la présence de personnages étrangers au dernier repas du Christ et la baptise Repas chez Lévi. Le Greco, accusé d’avoir manqué aux règles canoniques dans certains de ses tableaux (notamment au niveau de l’envergure des ailes de ses anges), plaide et gagne son procès face aux théologiens.
Les avancées scientifiques de l’époque profitent aux arts. Les progrès en médecine et en anatomie permettent de définir un système de proportions idéales et de représenter fidèlement le corps humain (Homme de Vitruve de Vinci et gravures de Dürer). Les tableaux et les fresques sont ainsi plus réalistes qu’au Moyen Âge. L’invention de l’imprimerie (Gutenberg, vers 1448) autorise la production artistique en série et permet de diffuser des œuvres sur tout le continent européen.