Vous êtes ici : Accueil - Collections permanentes > Littérature > Charles Baudelaire

CHARLES BAUDELAIRE



« Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or » (Les Fleurs du mal, 1861). Premier poète de la modernité, Baudelaire rompt avec l’esthétique classique et moralisante de son époque. Marqué dans son enfance par la mort prématurée de son père, et le remariage de sa mère avec Charles Aupick, Baudelaire mène dès le lycée une vie en opposition aux valeurs bourgeoises incarnées par son milieu.

Après un voyage vers les Indes, il rentre à Paris et mène une vie de dandy grâce à l’héritage paternel qu’il dépense sans compter. Il cumule alors dettes et conquêtes (Jeanne Duval, Marie Dupin). Il est placé sous tutelle judiciaire dès 1842 et une rente mensuelle lui est délivrée par Maître Ancelle.

Le 15 juillet 1848, sa traduction de Révélation magnétique d’Edgar Allan Poe paraît dans La Liberté de penser. Par la suite, Baudelaire traduit la plupart des écrits de Poe qu’il admire.

Les Fleurs du mal, recueil comprenant tous les poèmes écrits depuis le début des années 1840, paraissent le 25 juin 1857. Baudelaire et ses éditeurs sont condamnés pour offense à la morale religieuse et outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs. La seconde édition, purgée des six poèmes censurés et augmentée de trente-cinq nouvelles œuvres, paraît en 1861.
Couvert de dettes, usé par la drogue et la maladie, Baudelaire s’installe en Belgique, espérant rentrer en France couvert de gloire. Celui que Barbey d’Aurevilly voyait comme « un Dante d’une époque déchue » meurt à Paris le 31 août 1867 dans l’indifférence.