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Entre les lignes et les tranchées

Du 9 avril 2014 au 31 août 2014
Musée des Lettres et Manuscrits de Paris

À l’occasion du centenaire de la Grande Guerre, le Musée des Lettres et Manuscrits présente l’exposition « Entre les lignes et les tranchées – Lettres, carnets et photographies – 1914-1918 ». Plus de 100 documents exceptionnels, dont un grand nombre d’inédits, seront dévoilé afin de révéler au visiteur les véritables clés de la Grande Guerre.

Parmi les trésors à découvrir : les rapports de tranchée du jeune capitaine De Gaulle, des photographies et des carnets de tranchées de deux prêtres-fantassins, les frères Roux, des lettres de deux généraux en colère, d’un soldat amoureux, mais aussi des témoignages de ces poilus hypersensibles qu’étaient les peintres et les écrivains mobilisés dans les tranchées…

COMPRENDRE LA GRANDE GUERRE

Au fil des lettres, carnets, photographies, le visiteur découvrira les états d’âme, les pensées, les émotions de nos grands-parents et ancêtres, témoins de la barbarie. 100 ans après, cette exposition redonne la parole aux gens ordinaires et raconte 1563 jours de mort et de vie au quotidien tout en révélant « entre les lignes » les véritables causes de la Grande Guerre : la nécessité de souder et de légitimer une troisième république toute neuve côté français et un empire improbable côté allemand, et surtout un nouveau partage d’un monde déjà préoccupé par le contrôle de ses sources d’énergie et de ses matières premières. Allant à l’encontre des idées reçues, l’exposition « Entre les lignes et les tranchées – Lettres, carnets et photographies – 1914-1918 » apporte un éclairage nouveau à ce conflit, considéré comme l’un des plus dévastateurs du XXème siècle et dont les soubresauts agitent encore notre quotidien.

DES TRÉSORS D’ARCHIVES RÉUNIS AU MUSÉE DES LETTRES ET MANUSCRITS

Cette exposition, labellisée « Centenaire 14-18 », s’inscrit dans le cadre des célébrations du 100ème anniversaire du début de la Première Guerre mondiale et n’aurait pas pu exister sans l’acquisition récente par Aristophil des fonds Joseph et Loÿs Roux et du Général Duplessis. À cela s’ajoutent les fonds Maurice Drans, et ceux du Général Galliéni, ainsi que les collections littéraires, artistiques et historiques du Musée des Lettres et Manuscrits liées à la Grande Guerre. Au total, c’est un parcours de plus de 100 lettres, manuscrits, carnets de tranchées, objets et photographies qui sera présenté au grand public avec de très nombreuses photos inédites jusqu’alors.

LE MOT DE GÉRARD LHÉRITIER

Les commémorations ne manqueront pas en 2014 : centenaire des naissances de Romain Gary de Marguerite Duras, de Louis de Funès, de Louis Mariano, et… de l’impôt sur le revenu ! Centenaire de la disparition de Jean Jaurès, de Frédéric Mistral, de Charles Péguy, ou d’Alain Fournier, sans oublier le 70èmeanniversaire du débarquement et de la disparition d’Antoine de Saint-Exupéry. Mais le centenaire de la Grande Guerre devrait compter plus encore.

Un siècle après 1914, l’exposition « Entre les lignes et les tranchées » est allée puiser dans les mots écrits par les poilus dans les tranchées, pour rendre justice à nos ancêtres et rappeler à quel point ils ont été manipulés par les élites gouvernantes de l’époque, en France comme en Allemagne, pour finir par devenir les principales victimes de l’une des deux plus grandes catastrophes de l’histoire du XXème siècle. S’ils n’avaient pas été élevés avec le sens du devoir et de la fraternité avec leurs amis d’enfance mobilisés dans les mêmes régiments qu’eux, jamais ils n’auraient enduré 1563 jours d’un infini calvaire. Pendant quatre ans et demi de combats, la plupart d’entre eux ont refusé de diaboliser ces « boches » qu’ils combattaient mais dont ils avaient compris qu’ils étaient comme eux des écoliers, des ouvriers, des paysans, des ouvriers et des pères de famille dressés les uns contre les autres par des nations qui cherchaient à développer leurs empires coloniaux et leur puissance économique sur une planète qui déjà, se mondialisait et dont il fallait capter la main d’oeuvre, les sources d’énergie et les ressources naturelles. 1 500 000 poilus ont laissé leurs noms gravés dans la pierre de 40 000 monuments aux morts. Ils forment le tout premier réseau social de l’histoire de notre pays. Avant eux, jamais les hommes du peuple n’avaient eu la possibilité d’écrire eux-mêmes leur histoire dans leurs lettres et dans leurs carnets de tranchée et de laisser une trace pérenne et collective, tous milieux sociaux confondus. C’est aussi un réseau solidaire qui a permis de réunir ces fonds d’archives qui vous interpellent aujourd’hui « entre les lignes » qui les composent. Celui des libraires du livre ancien et des acheteurs d’Aristophil qui passent leur temps à dénicher des trésors pour les arracher à l’oubli.

Gérard Lhéritier
Président du Musée des Lettres et Manuscrits
Président de la société Aristophil

LE MOT DE JEAN-PIERRE GUÉNO, COMMISSAIRE DE L'EXPOSITION

Entre les lignes et les tranchées - Les vrais mobiles de la grande guerre

Le résumé de l'exposition

La Grande Guerre ne s’est pas déclenchée en trois jours. Elle plonge ses racines dans l’histoire en général et dans la « belle époque » en particulier. L’incroyable dispositif de propagande qui permit aux élites gouvernantes, en France comme en Allemagne, de casser l’Europe en entraînant les peuples dans l’apocalypse méritait d’être démonté en rapport avec des photographies et des paroles de poilus nées dans la boue des tranchées, et qui font mentir l’histoire instrumentalisée par ceux qui voudraient encore nous faire croire, cent ans après, que cette catastrophe était inévitable et relevait du consentement des peuples. A travers les paroles de deux prêtres-fantassins et photographes, de deux généraux en colère et d’un soldat amoureux, mais aussi des lettres et des témoignages de ces écorchés vifs qu'étaient les peintres et les écrivains mobilisés dans les tranchées, l'exposition « Entre les lignes et les tranchées » nous raconte 1563 jours de mort et de vie quotidiennes et nous révèle « entre les lignes » les véritables causes de la Grande Guerre : la nécessité de souder et de légitimer une troisième République toute neuve côté français et un empire improbable côté allemand, et surtout un nouveau partage du monde, de ses sources d'énergie et de ses matières premières. Les témoignages réunis nous rappellent les vrais moteurs et les vrais champs de bataille de la guerre, ceux qui motivent souvent les nations comme ceux qui les gèrent : l'appât du gain et du pouvoir.

Le parcours de l'exposition

Après avoir analysé les vraies causes de la Grande Guerre et la propagande acharnée qui finit par réussir à dresser les peuples les uns contre les autres, le coeur de l’exposition déroule le chemin de quelques âmes ; un parcours structuré par les photographies et les carnets de Joseph et de Loÿs Roux ; un parcours illustré par les carnets documentés du Général Duplessis et par des lettres du Général Gallieni qui dénoncent l’incompétence d’une partie de la haute hiérarchie militaire française et les méfaits de la guerre entre chefs ; un cheminement enluminé par les lettres d’amour d’un poète Sarthois, Maurice Drans, par les rapports de tranchée du Capitaine Charles de Gaulle, et enfin par des lettres, des dessins d’écrivains et de peintres impliqués dans la Grande Guerre d’une manière ou d’une autre : Romain Rolland, Guillaume Apollinaire, Henri de Montherlant, Marcel Proust, Louis Pergaud , Henri Barbusse mais aussi Jacques Vaché, André Derain, Félix Vallotton et les nabis, Fernand Léger et Théophile Alexandre Steinlen. Après une sorte de respiration ménagée par l’évocation du rôle des chansons dans la guerre, des archives et des pièces à conviction évoquent la façon dont le haut commandement militaire terrorise la troupe dès 1914, et sacrifie des hommes trop souvent considérés comme de la chair à canon, comme une variable d’ajustement sur l’échiquier de la guerre. Les trésors exposés nous font enfin revivre la vie et la mort au quotidien au coeur de la grande barbarie de la première grande tragédie du 20ème siècle. Ils évoquent pour conclure la fausse victoire de 1918, les facteurs qui déclencheront la seconde guerre mondiale, et la vitrine n°1, qui est à la fois la première et la dernière vitrine du parcours en forme de boucle, rend hommage à l’homme qui rêvait d’abolir une guerre dont il fut la première victime : Jean Jaurès.

Quelques temps forts de l'exposition

• Le formidable manuscrit du discours de Jaurès à la jeunesse en 1903.

• Le fil rouge des incroyables photos des frères Roux.

• Des trésors d'archive inédits (Duplessis, Gallieni, Drans).

• En exclusivité mondiale, des rapports de tranchée du Capitaine Charles de Gaulle.

• L’interview du plus grand banquier des Etats-Unis qui explique en mars 1917 les vraies causes et les vrais ressorts d’une guerre avant tout économique.

• Deux affiches de mobilisation et de réquisition de la Grande Guerre : celle des hommes et celle des chevaux placardées partout en France le dimanche 2 août 1914 et imprimées… 10 ans plus tôt, en 1904, au moment où Jaurès cherchait à convaincre la jeunesse du fait que la paix sociale conditionnait la paix militaire !