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LA MUSIQUE ROMANTIQUE



Au tournant du XIXe siècle, Beethoven inaugure l’ère du romantisme. Rompant avec la tradition classique, les artistes romantiques livrent désormais dans leurs créations, leurs états d’âme, leurs joies, comme leurs peines. Les compositeurs et musiciens jettent leur dévolu sur des formes souples comme la symphonie, le lied et le concerto, les plus aptes à exprimer les élans du cœur ou à révéler leur virtuosité. C’est en Europe centrale que ce courant prend toute sa dimension.
Ennemis de l’emphase et adeptes d’une écriture pure et élégante, Schubert et Mendelssohn, enrichissent le vocabulaire sentimental de saisissantes trouvailles. La littérature pianistique et vocale doit à Schumann de précieux apports dans l’expression du pathétique. Chopin, l’idole des salons parisiens, ouvre des chemins encore inexplorés de l’harmonie et de la résonance du piano. Dans les mains de Liszt, le poème symphonique s’affranchit de l’architecture rigide de la symphonie classique. La révolution wagnérienne transforme à jamais la musique lyrique de l’époque. Quant à Brahms, il oppose aux fiévreuses exaltations de Wagner, une esthétique classique dans la forme, mais profondément marquée par l’époque romantique, et d’une troublante originalité.
Ce mouvement s’exporte dans toute l’Europe, et trouve des expressions vibrantes dans les œuvres lyriques de Berlioz, Rossini, Bizet, Gounod… ou dans les innovations du violoniste italien Paganini.