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Au travers de ses expositions, le Musée des lettres et manuscrit permet au public de découvrir nombre de manuscrits et lettres autographes de première importance, dont voici une présentation. Ces expositions peuvent faire l’objet d’une présentation hors-les-murs. Pour toute demande et renseignement : voir la page des prêts d'œuvre

Entre les lignes et les tranchées

Du 9 avril 2014 au 31 août 2014
Musée des Lettres et Manuscrits de Paris

À l’occasion du centenaire de la Grande Guerre, le Musée des Lettres et Manuscrits présente l’exposition « Entre les lignes et les tranchées – Lettres, carnets et photographies – 1914-1918 ». Plus de 100 documents exceptionnels, dont un grand nombre d’inédits, seront dévoilé afin de révéler au visiteur les véritables clés de la Grande Guerre.
Parmi les trésors à découvrir : les rapports de tranchée du jeune capitaine De Gaulle, des photographies et des carnets de tranchées de deux prêtres-fantassins, les frères Roux, des lettres de deux généraux en colère, d’un soldat amoureux, mais aussi des témoignages de ces poilus hypersensibles qu’étaient les peintres et les écrivains mobilisés dans les tranchées…
Au fil des lettres, carnets, photographies, le visiteur découvrira les états d’âme, les pensées, les émotions de nos grands-parents et ancêtres, témoins de la barbarie. 100 ans après, cette exposition redonne la parole aux gens ordinaires et raconte 1563 jours de mort et de vie au quotidien tout en révélant « entre les lignes » les véritables causes de la Grande Guerre : la nécessité de souder et de légitimer une troisième république toute neuve côté français et un empire improbable côté allemand, et surtout un nouveau partage d’un monde déjà préoccupé par le contrôle de ses sources d’énergie et de ses matières premières. Allant à l’encontre des idées reçues, l’exposition « Entre les lignes et les tranchées – Lettres, carnets et photographies – 1914-1918 » apporte un éclairage nouveau à ce conflit, considéré comme l’un des plus dévastateurs du XXème siècle et dont les soubresauts agitent encore notre quotidien.

Édith Piaf ou cette beauté de l'ombre qui s'exprime à la lumière

Du 9 septembre 2013 au 23 février 2014 - Prolongation jusqu'au 5 mai 2014
Musée des Lettres et Manuscrits de Paris

La légende veut que Jean Cocteau et Édith Piaf se soient tous deux éteints le 11 octobre 1963. Suite aux décès des artistes, Le Parisien Libéré va même jusqu’à publier un titre racoleur ayant entretenu le mythe autour de leur mort : « La mort d’Édith Piaf a tué Jean Cocteau ». La vérité diffère cependant légèrement du mythe – ou du « réalisme faux » si cher à Jean Cocteau. Piaf est en effet décédée la veille, le 10 octobre, à Grasse. Mais, selon ses dernières volontés, sa dépouille est transportée clandestinement à Paris où le décès est officiellement annoncé dans la matinée du 11. Et lorsque Cocteau apprend son décès, l’homme, déjà victime de deux crises cardiaques, est particulièrement affaibli. Ainsi, l’un des derniers « monstres sacrés »de Cocteau disparaît, laissant le poète dans une profonde tristesse quelques heures avant de s’éteindre à son tour.

Jean Cocteau fait la connaissance d’Édith Piaf en février 1940, sur les recommandations d’Yvonne de Bray. Conquis par l’interprète, il compose à son intention une courte pièce en un acte : Le Bel Indifférent, faisant l’apologie de la souffrance d’aimer. Piaf partage l’affiche avec Paul Meurisse, avant d’être remplacé par Jean Marconi suite à son ordre de mobilisation. À ce sujet, Cocteau écrit à Jean Marais : « Nous avons obtenu ce soir le sursis de Paul Meurisse. Piaf était folle de joie et je la comprenais ! Il pourra donc créer le rôle. » Dans cette même correspondance amoureuse datant de la mobilisation de Jean Marais, , quelques mots de la chanteuse témoignent de son admiration pour Cocteau et Marais : « et mon plus beau rêve est de jouer une pièce de Jean avec vous. » La création duBel Indifférent a lieu le 19 avril 1940 au Théâtre des Bouffes-Parisiens, en lever de rideau des Monstres sacrés. Le succès de la pièce est alors attisé par la curiosité du public et de la critique, venus découvrir la prestation dramatique de l’artiste de music-hall.

Un nouveau projet de collaboration entre les deux artistes voit le jour à la fin des années 1940. Cocteau adapte alors pour la scène sa nouvelle Le Fantôme de Marseille publiée dans la Nouvelle Revue Française du 1er novembre 1933. Cette version dramatique écrite pour Édith Piaf a été publiée dans le Théâtre de poche (Paul Morihien, 1949). Elle y tient le rôle de Rachel qui, dans un long monologue, raconte au juge d’instruction l’histoire du trop joli Maxime qui se travestit et se tue accidentellement, alors même qu’il est entretenu par un brave bourgeois amoureux.

Cocteau et Piaf ont entretenu une amitié sincère, empreinte d’un profond respect mutuel pour leurs talents artistiques. Ils avaient pris l’habitude de correspondre, ce dont témoigne notamment la lettre retrouvée au domicile de la chanteuse au moment de son décès. Cocteau, suite à une crise cardiaque, lui confiait ainsi en avril 1963 : « Tiré de la mort je ne sais trop comment (c’est notre truc) je t’embrasse parce que tu es une des 7 ou 8 personnes auxquelles je pense avec tendresse chaque jour. »

Jean Cocteau le magnifique, les miroirs d'un poète

Musée des Lettres et Manuscrits
Du 11 octobre 2013 au 23 février - Prolongation jusqu\\\\\\\'au 9 mars 2014

À l’occasion du 50ème anniversaire de la disparition de Jean Cocteau, le Musée des Lettres et Manuscrits lui rend hommage avec une exposition intitulée « Jean Cocteau le magnifique. Les miroirs d’un poète » présentant plus de 150 manuscrits et lettres autographes, ouvrages illustrés et éditions originales, dessins, photographies et affi ches, dont un grand nombre d’inédits. En parcourant cette exposition, le visiteur pourra passer de l’autre côté du miroir, objet phare de la mythologie personnelle de Jean Cocteau, afin de découvrir la personnalité de cet homme dont l’étoile, autre symbole, graphique celui-ci, maintes fois représenté, brilla durant plus de 60 ans au panthéon de la vie littéraire et artistique française. À la fois poète, romancier, dramaturge, dessinateur, décorateur, cinéaste... Jean Cocteau demeure aujourd’hui une référence, une source d’inspiration inépuisable pour nombre de créateurs de Jean-Luc Godard à Arielle Dombasle. Les pièces maîtresses de cette exposition sont le manuscrit du scénario original du fi lm La Belle et la Bête, chef-d’oeuvre classé « Trésor national », accompagné du manuscrit autographe du journal de ce film et de photographies prises lors du tournage, ainsi que Le Mystère de Jean l’Oiseleur, oeuvre poétique mêlant écriture et dessin.

Dans le cadre de cette exposition, seront présentées plusieurs lettres relatives au couple mythique que formèrent Jean Cocteau et Jean Marais de 1937 à 1949, choisies parmi l’abondante correspondance entre ces deux monstres sacrés conservée par le Musée des Lettres et Manuscrits. Cette liaison qui inspira fortement le dramaturge et le cinéaste, donna naissance à des oeuvres majeures comme LaBelle et la Bête, L’Aigle à deux têtes, Les Parents terribles et Orphée dont Jean Marais fut l’inoubliable interprète passant du monde visible au monde invisible à l’aide d’un miroir.

Landru - 6h10 - Temps clair (Les pièces du dossier)

Musée des Lettres et Manuscrits
23 mai - 15 septembre 2013

En un siècle, l'un des premiers tueurs en série français identifiés, Henri Désiré Landru, n’a rien perdu de sa notoriété et de son pouvoir de fascination. Ses onze victimes, les multiples identités endossées au fil d’une vie d’escroc puis de meurtrier, un mode opératoire jamais totalement élucidé, l’absence de corps, le refus obstiné de tout aveu, la personnalité enfin de cet homme magnétique, intelligent, éloquent, énigmatique et méticuleux condamné pour avoir tué, découpé et brûlé onze victimes abusées par ses promesses de mariage ont contribué à ancrer solidement dans la mémoire collective ce qui constitue sans doute le fait divers le plus célèbre du XXe siècle. Si chacun pourtant connaît au moins dans ses grandes lignes l’histoire de Landru, un axe essentiel est totalement méconnu : l’enquête elle-même, la traque obstinée de l’inspecteur Jules Belin et de son équipe des brigades mobiles, l’examen mental du meurtrier, les notes de son bourreau, Anatole Deibler, autant d’éléments inédits qui renouvellent la grille de lecture de cette étonnante histoire. L’exposition du Musée des Lettres et Manuscrits, dont le titre « Landru - 6h10 - Temps clair » se réfère précisément à l’heure d’exécution notée par Anatole Deibler dans ses carnets, s’attache, à travers les pièces du dossier d’instruction de cette affaire emblématique, à retracer le processus qui aboutira à l’arrestation de l’un des plus grands criminels du XXe siècle.

L’Écume des jours, du roman au film (1946-2013)

Musée des Lettres et Manuscrits
Du 4 avril au 31 août

Du 4 avril au 31 août, le Musée des Lettres et Manuscrits présente en partenariat avec la « Cohérie » BV », Brio Film et Studio Canal, un accrochage consacré à l’un des plus mythiques romans de la littérature française L’Écume des jours. Cette présentation est proposée à l’occasion de la sortie en salles le 24 avril du film de Michel Gondry.

« Colin rencontre Chloé. Ils s’aiment. Ils se marient. Chloé tombe malade. Colin se ruine pour la guérir. Le médecin ne peut la sauver. Chloé meurt. Colin ne vivra plus très longtemps. » Cette histoire d’amour d’une simplicité sublime est rédigée, presque d’un jet, en avril 1946 par Boris Vian. L’Écume des jours est son premier vrai roman. S’éloignant volontairement des codes littéraires de l’époque, Vian, alors ingénieur, insuffle à ses lignes la fantaisie verbale, l’invention, l’incroyable et l’humour, une histoire portée par les rythmes du jazz américain. Ouvrage incompris lors de sa parution en 1947, il est devenu avec le temps un incontournable de la littérature adolescente. L’Écume des jours est un roman linéaire, débordant de musique et d’images cinématographiques, mais difficile de l’envisager en film ! Michel Gondry, réalisateur à l’imagination foisonnante dont la technique ludique adhère parfaitement à l’esprit du roman, relève le défi. Les vitrines du Musée des lettres et manuscrits vous feront pénétrer dans l’univers Vian-Gondry, avec par exemple la présentation d’une édition originale, avant-propos manuscrit, dessins, croquis de Michel Gondry, photographies de plateau, objets du film… ou comment découvrir la genèse du « plus poignant des romans d’amour contemporains » (Raymond Queneau).

Verlaine emprisonné

Musée des lettres et manuscrits (8 février - 5 mai 2013)

Le Musée des lettres et manuscrits présente dans l’exposition « Verlaine emprisonné » le recueil Cellulairement de Paul Verlaine (écrit précisément en cellule) sous un jour inédit, à la lumière croisée de quatre cages qui enferment le poète :
• son physique, ressenti comme disgracieux ;
• sa prison existentielle, qui le montre écartelé entre la fascination de l’enfer et l’appel de la grâce ;
• sa dépendance à l’alcool en général et à l’absinthe en particulier, que l’enfermement carcéral le contraindra à vaincre provisoirement ;
• son emprisonnement concret, en Belgique, à Mons, après sa tentative d’homicide sur Arthur Rimbaud au cours d’une crise d’ivresse et de jalousie. C’est au cours de ce séjour en prison qu’il écrira Cellulairement, entre le 11 juillet 1873 et le 16 janvier 1875.
Inédit en tant que tel de son vivant et durant plus d’un siècle, Cellulairement est désormais classé trésor national par l’état français.

Six siècles d'art du livre - de l'incunable au livre d'artiste

Musée des lettres et manuscrits (13 septembre 2012 - 20 janvier 2013)

Durant les six derniers siècles, entre l’invention de l’imprimerie par Gutenberg et sa dématérialisation, le livre a connu des transformations profondes et multiples. « Six siècles d’art du livre - de l’incunable au livre d’artiste » brosse un tableau de cette histoire foisonnante à travers les ouvrages d’exception conservés au Musée des lettres et manuscrits et leurs différents aspects reliure, papier, illustrations, typographie). Des livres d’heures médiévaux somptueusement ornés aux livres d’artiste du XXe siècle, formidable champ d’expérimentation pour les créateurs, en passant par les incunables des débuts de l’imprimerie et les spectaculaires portulans, ce sont plus d’une centaine d'ouvrages qui sont présentés dans cet hommage à la beauté et la richesse du livre considéré comme un art.

Sur la route de Jack Kerouac : L'épopée, de l'écrit à l'écran

Musée des lettres et manuscrits (16 mai - 19 août 2012)

Le Musée des lettres et manuscrits présente, en partenariat avec MK2, une exposition consacrée à l’un des plus mythiques romans de la littérature américaine. C’est la toute première fois que le tapuscrit de 36 mètres sur lequel Jack Kerouac coucha voilà 60 ans la première version de Sur la route, considéré comme le manifeste de la beat generation, sera exposé en France.
Cette exposition est proposée à l’occasion de la sortie en salles (le 23 mai) du film de Walter Salles Sur la route.

Titanic, 100 ans après

Musée des lettres et manuscrits (12 avril - 29 août 2012)
Exposition prolongée jusqu'au dimanche 9 septembre inclus

À l’occasion du centenaire du naufrage du Titanic, le Musée des lettres et manuscrits expose une vingtaine de documents et manuscrits, dont celui d’Helen Churchill Candee, qui a inspiré James Cameron pour le personnage de Rose.
Dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, le gigantesque et réputé insubmersible paquebot Titanic de la compagnie transatlantique White Star Line sombre au large de Terre-Neuve, cinq jours après sa mise à fl ot pour son voyage inaugural entre Southampton et New York. La catastrophe entraînera la mort de plus de 1 500 passagers et hommes d’équipage, la plupart toujours prisonniers des entrailles du bateau, par plus de 3 500 mètres de fond. Parmi les 700 rescapés se trouve une romancière américaine, Helen Churchill Candee (1858-1949), immortalisée dans le célèbre fi lm de James Cameron sous le nom de Rose et les traits juvéniles de Kate Winslet. Cette femme aisée, libre et divorcée avait en réalité 53 ans et venait d’interrompre un voyage en Europe pour se rendre au chevet de son fi ls victime d’un accident d’avion. Elle relata le voyage et le terrible naufrage dans un carnet manuscrit de 36 pages, désormais conservé au Musée des lettres et manuscrits de Paris.
Un siècle après ce drame profondément ancré dans la mémoire collective, réactivé il y a quinze ans par le film de James Cameron et tout récemment par le naufrage du Costa Concordia, le Musée des lettres et manuscrits expose plusieurs documents et manuscrits directement liés au naufrage du Titanic autour de cette pièce majeure qu’est le carnet d’Helen Churchill Candee, dont voici quelques extraits : « […] nous dérivons ainsi, regardant, regardant d’un air hébété le grand navire brillant. Je ne suis consciente de rien d’autre que de son immensité, de sa beauté et de la diminution de la longueur des rangées de hublots éclairés. L’étrave endommagée a désormais disparu sous l’eau. L’unique espace de pont déborde en l’air au-dessus de l’arrière du navire et, en cet endroit diminué, se blottit un groupe de passagers entassés attendant la mort avec un transcendant courage et un calme qui a été le leur durant les deux dernières heures. » Le carnet se termine par ces lignes, alors que le paquebot Carpathia vient au secours des naufragés : « Je regarde et vois une coque noire au loin. Il y a de l’animation dans le canot, et de l’espoir sur les visages blêmes. Nous changeons de cap et le vent nous aide à parcourir les lieues dans la houle. Mais je suis avec ceux dont les âmes se sont envolées. Ils doivent être encore proches, hésitant à nous quitter, avides de donner leur courage et leur altruisme à ceux dont la vie n’est pas terminée. Bouillonnant audessus de la surface des eaux, j’aperçois la divinité de l’homme et le triomphe de l’esprit. Je me réveille sur le Carpathia alors qu’une main pleine de bonté verse un verre de whisky dans ma gorge. »

Les messages secrets du Général de Gaulle - Londres 1940-1942

Musée des lettres et manuscrits (10 novembre 2011 - 29 avril 2012)

Le Musée des lettres et manuscrits présente une découverte historique majeure : les messages secrets envoyés par le Général de Gaulle à ses compagnons, cadres dirigeants de la France libre, mais aussi à Churchill ou Staline depuis Londres entre décembre 1940 et décembre 1942. Dans un corpus de 313 messages rédigés de la main du chef de la France Libre, précieusement conservés depuis 70 ans dans la même famille et découverts par Gérard Lhéritier, le musée présente une sélection de quelque 200 messages qui témoignent de l’extraordinaire force de caractère, de l’intransigeance, de la volonté et de la stature d’un homme qui depuis son exil londonien ou lorsqu'il se déplace en Afrique ou au Moyen-Orient infl échit le sort de son pays et le cours de la guerre.

Un an tout juste avant l’ouverture de la présente exposition, en novembre 2010, une personne contacte Gérard Lhéritier, Président du Musée des lettres et manuscrits, en lui affirmant être l’émissaire d’un « collectionneur » qui est en possession de quelques centaines de messages autographes rédigés par de Gaulle alors qu’il était à Londres entre 1940 et 1942 ! Gérard Lhéritier croit tout d’abord à une plaisanterie : un seul message de guerre manuscrit de Charles de Gaulle relève de la rareté absolue, que dire de 313… Devant l’insistance de son interlocuteur, il rencontrera le fils d’une certaine Marie-Thérèse Desseignet qui a dirigé le pool dactylographique du
Général pendant la guerre. Gérard Lhéritier, qui s’attend à feuilleter des photocopies, découvre avec stupéfaction et une grande émotion des originaux de la main du Général. S’ils n’évoquent pas tous la situation de la France « intérieure », ces messages concernent les pays de l’ancien Empire français de l’Afrique, de l’Afrique du Nord, du Moyen-Orient ou du Pacifique. C’est dans certains de ces pays dont on parle tant aujourd’hui (Algérie, Maroc, Tchad, Liban, Syrie, Libye) que va se jouer le destin de la planète. Ces 313 messages souvent inédits (le Général de Gaulle en a annexé un certain nombre dans ses Mémoires de Guerre), et totalement inconnus sous leur forme manuscrite originelle sont truffés de ratures, d’ajouts et de corrections d’un homme en guerre contre la terre entière pour défendre et imposer l'idée qu'il se fait de la France et de la liberté.

Georges Simenon, parcours d'un écrivain belge

Musée des lettres et manuscrits de Bruxelles
Galerie du Roi 3, 1000 Bruxelles
23 septembre 2011 - 24 février 2012

L’exposition inaugurale est consacrée à l’un des grands écrivains du XXe siècle, dont les tirages sont estimés à 550 millions d’exemplaires, et que l’Annuaire Statistique de l’Unesco de 1989 place au dix-huitième rang toutes nationalités confondues, au quatrième rang des auteurs de langue française et au premier rang des auteurs belges les plus traduits dans le monde : Georges Simenon. Né à Liège le 12 février 1903 et mort à Lausanne le 4 septembre 1989, Simenon fut journaliste, auteur sous quelque 25 pseudonymes de 176 romans populaires, et de plus de 200 romans, 155 nouvelles et 25 textes autobiographiques sous son propre nom. Il doit sa célébrité auprès du grand public à ses romans policiers, et tout particulièrement au commissaire Maigret, qui de 1931 à 1972 promène sa perspicacité nonchalante et bourrue à travers 75 romans et 28 nouvelles, éclipsant quelque peu au passage une œuvre au ton unique.
L’exposition du Musée des lettres et des manuscrits de Bruxelles décline sur un mode chronologique la vie et de l’œuvre de Georges Simenon, en huit parties : « Une jeunesse liégeoise et le départ pour Paris », « Georges Simenon et Liège », « Georges Simenon et Tigy Renchon », « Georges Simenon et Maigret », « Georges Simenon et l’après-guerre », « Georges Simenon et l’écriture », « Georges Simenon, l’Amérique et Denyse Ouimet » et « Georges Simenon et le retour en Europe ».
Seront présentées sur des cimaises inaugurées pour l’occasion environ 160 lettres et manuscrits de Georges Simenon, ainsi qu’une vingtaine d’écrits de ses contemporains (entre autres Gide, Sartre, Cocteau ou Céline) ou auteurs de prédilection (notamment Balzac, Flaubert, Verne ou Dumas).
Une triple grille de lecture sera proposée dans chaque vitrine de l’exposition, permettant d’aborder de manière
complémentaire le personnage et l’œuvre de Simenon.
• La collection des lettres et manuscrits du Musée. L’exposition fait ainsi la part belle aux lettres, mais surtout aux manuscrits du père de Maigret.
• Les photographies. Simenon, particulièrement médiatisé, nous a laissé d’importantes archives iconographiques sur les différentes étapes de sa vie et de sa carrière ainsi que sur son entourage et ses rencontres. On pourra ainsi le voir aux côtés de Jean Gabin, Joséphine Baker, Jean Cocteau, Marcel Pagnol, Michel Simon…
• La présentation de manuscrits des contemporains de Simenon. Si ses rapports avec les grands de son temps sont parfois complexes, l’exposition insiste sur les liens ou les infl uences pouvant l’unir à François Mauriac, Max Jacob, Céline, Colette, Kessel ou Camus.
Le parcours insiste notamment sur l’hommage rendu par André Gide à Georges Simenon, qu’il considérait en 1937 comme « le plus grand de tous, le plus vraiment romancier que nous ayons en France aujourd’hui ». Le 15 janvier 1939, Simenon écrit au Prix Nobel de Littérature : « il faut essayer, sentir. Avoir boxé, menti… Avoir tout fait, non à fond, mais assez pour comprendre… ». Les deux hommes se rencontrent dans les couloirs de la maison Gallimard. Gide veut s’entretenir séance tenante avec le « phénomène » Simenon. Il est plein d’admiration pour l’auteur des Maigret qu’il bombarde de questions. C’est à ces mêmes questions sur le parcours de l’écrivain belge que l’exposition tentera de répondre…

Des lettres et des peintres (Manet, Gauguin, Matisse)

Musée des lettres et manuscrits (29 avril - 28 août 2011)

À travers la correspondance privée des plus grands peintres, le Musée des lettres et manuscrits donne à l’art des 19e et 20e siècle des couleurs inédites. Au fil de lettres touchantes où la petite histoire croise la grande, cinquante artistes nous ouvrent les coulisses de leur existence et de leur création : Monet lance auprès de ses amis impressionnistes une souscription pour offrir l’Olympia au Louvre, Manet dépeint dans une lettre à Eva Gonzalès, envoyée par ballon monté, un Paris assiégé dont les habitants affamés en viennent à manger chats et chiens, Fernand Léger écrit du front à sa fiancée, « [s]on Janot », des lettres ornées de dessins, Eugène Boudin déplore depuis Deauville un climat dont la rigueur nuit à son travail, Magritte évoque la fondation de l’Internationale Lettriste, Renoir confie à Mallarmé qu’une rage de dents retarde l’achèvement de son portrait et Dalí invite Eluard à manger du poisson à Arcachon.

Le Musée des lettres et manuscrits signe le premier anniversaire de son installation au 222 boulevard Saint-Germain par l’exposition de deux siècles d’art à travers un exceptionnel ensemble d’environ deux cents lettres des plus grands peintres qui ont traversé cette période. Manet, Gauguin, Matisse, Delacroix, Dalí et les autres… une cinquantaine de peintres tous plus célèbres les uns que les autres composent ce panorama de deux siècles d’art et d’histoire et nous ouvrent les portes de leur vie privée, amicale, amoureuse et professionnelle à travers les mots et les dessins adressés à leurs proches. Cette approche tout à fait originale touche en premier lieu la sensibilité du visiteur, éveillée par l’écriture manuscrite elle-même, mais aussi par la gamme d’émotions exprimées dans ces lignes, de l’amour à l’amitié, de l’humour à la colère, comme autant de relais des projets, des frustrations, des recherches ou des espoirs de ces artistes. Mais si l’amateur en nous d’histoires et d’anecdotes trouvera plaisir à parcourir ces missives, le féru de la grande Histoire sera lui aussi comblé : à travers ces lettres où se raconte la vie des peintres, c’est la société de leur temps, la guerre parfois, la politique, les avancées techniques et sociales qui se dévoilent à travers ces correspondances. Enfin, l’histoire de l’art bien sûr s’enrichit grâce à ces lettres de précieux documents : à travers les écrits de Pissarro à Gauguin, de Monet à Signac, de van Gogh à son marchand Durand-Ruel, de Monet à Mallarmé ou de Courbet à Victor Hugo, ce sont la passion de ces artistes, leurs convictions, quêtes et découvertes qui s’offrent à nous, enrichies souvent de dessins originaux.

Romain Gary - des Racines du ciel à La Vie devant soi

Musée des lettres et manuscrits (3 décembre 2010 - 20 février 2011)
Prolongation jusqu\'au 3 avril 2011

Trente ans après sa disparition (le 2 décembre 1980), le Musée des lettres et manuscrits fait revivre à travers ses écrits Romain Gary, l’homme au deux Goncourt, le mystificateur sublime, héros, diplomate, écrivain, cinéaste, grand reporter, grand séducteur, dans toute sa complexité et son humanité vibrante et douloureuse.
À travers quelque 160 pièces uniques, notamment un premier roman totalement inédit, et divers manuscrits, lettres autographes, articles de presse et photographies, voici le portrait kaléidoscopique de celui qui éprouva si bien « l’effort d’être un homme ».

L'Académie française au fil des lettres, de 1635 à nos jours

Musée des lettres et manuscrits (16 septembre - 15 novembre 2010)

L’histoire de la collection unique exposée à l’automne au Musée des lettres et manuscrits commence avec la famille de Flers, qui a rassemblé, durant six générations, pas moins de 7 000 lettres et documents autographes émanant des quelque 700 Immortels ayant siégé à l’Académie française. Depuis la fondation de la vénérable institution en 1635, sous les auspices du Cardinal de Richelieu, jusqu’au 20e siècle et l’arrivée en 1980 de Marguerite Yourcenar, ils sont pour ainsi dire tous rassemblés dans cette exceptionnelle collection, commencée en 1824 mais connue à ce jour des seuls initiés et désormais conservée par le Musée des lettres et manuscrits.

Outre la découverte, toujours émouvante, de l’écriture de nos grands auteurs, l’occasion est unique de dresser une chronique vivante de l’Académie française, d’en présenter le fonctionnement, les travaux quotidiens, le protocole, d’en faire revivre les débats et querelles souvent vifs et passionnés à travers les siècles. Large spectre que celui de ces échanges, parlant tour à tour de finances, d’écriture, de désillusion amoureuse, de tactiques d’élection, de sciences ou de politique. Une place de choix est également réservée au fameux fauteuil 41, celui des refusés, où prennent place des écrivains aussi majeurs que Zola, Balzac, Jammes, mais aussi Constant, Molière et bien d’autres.

Un ouvrage coédité avec Gallimard établit, sous la direction de Thierry Bodin et Philippe de Flers, la chronique vivante de la Compagnie, dans ses travaux quotidiens, son protocole, ses traditions, comme au travers des crises et querelles qui ont marqué son existence. La préface est de Gabriel de Broglie, chancelier de l’Institut de France, et les contributions d’Elisabeth Badinter, Christophe Barbier, Elvire de Brissac, Gabriel de Broglie, Hélène Carrère d’Encausse, Alain Decaux, Florence Delay, Michel Déon, Jean Dutourd, Jean-Paul Goujon, Jean M. Goulemot, Hubert Heilbronn, Olivier de Luppé, Stéphane Martin, Pierre Nora, René de Obaldia, Jean d’Ormesson, Yves Pouliquen, Pierre-Jean Rémy, Pierre Rosenberg, Florence Delay et Jean-Claude Yon.

Proust, du temps perdu au temps retrouvé

Musée des lettres et manuscrits (15 avril - 29 août 2010)

À travers quelque 160 documents dont plusieurs n’ont jamais été publiés, le tout nouveau musée des lettres et manuscrits présentera un fonds exceptionnel consacré à Proust. Seront exposés aussi bien des lettres que des manuscrits, des dessins, des photographies ou des éditions originales, couvrant presque toute la vie adulte de l’écrivain, de 1894 à sa mort en 1922. Six pièces avaient déjà été montrées dans l’exposition « Marcel Proust » de la BnF en 1965 mais de nombreuses autres sont exposées pour la première fois et ne figurent pas dans l’abondante bibliographie consacrée à l’écrivain. L’essentiel de ces documents provient de deux collections récemment acquises par Aristophil, et exposées au sein du musée : d’une part celle d’André Maurois (auteur d’une remarquable biographie de l’écrivain) et son épouse Simone de Caillavet (fille d’amis de Proust, à l’origine du personnage de Mademoiselle de Saint-Loup dans La Recherche) et d’autre part celle de Suzy Mante-Proust, nièce de l’écrivain. Cette source inestimable sur la vie de l’auteur comme sur la genèse de son grand œuvre contient des informations précieuses sur la structure de La Recherche, qu’il appelle son « roman plein de malédictions ».

André Breton, d’un manifeste à l’autre

Musée des lettres et manuscrits (16 Septembre - 28 octobre 2009)

Le Musée des Lettres et Manuscrits propose une exposition-événement autour de la présentation inédit

Saint-Germain-des-Prés : L’écume des années Vian

Musée des lettres et manuscrits (16 Septembre - 28 octobre 2009)

Musée des Lettres et Manuscrits du 29 mai au 28 octobre 2009