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Le Musée des lettres et manuscrits met à la disposition d’institutions culturelles des expositions clef-en-mains. Celles-ci se composent de documents originaux, de panneaux explicatifs, de cartels des pièces, de cadres des portraits des auteurs présentés. L’installation de l’exposition peut être assurée par le personnel du Musée des lettres et manuscrits.
L’emprunteur met à la disposition du Musée des lettres et manuscrits une salle d’exposition aux normes de conservation préventive, ainsi que les vitrines. Dans le cas où ces normes ne pourraient être assurées, une présentation de fac-similés des pièces peut être envisagée. Ce partenariat fait l’objet d’un forfait, évolutif en fonction de l’importance de l’exposition, de la localisation, de sa durée…
Renseignements et demandes par courrier, téléphone ou email :

Musée des lettres et manuscrits
Expositions hors-les-murs
Guillaume Tozer
222, boulevard Saint-Germain - 75007 Paris

Tél. : 01 56 88 43 83
Mèl : guillaume.tozer@museedeslettres.fr

 

Correspondances illustrées

Palais du Gouvernement - Place de la Carrière - Nancy

Le Musée des Lettres et Manuscrits présente l’exposition Correspondances illustrées qui se tiendra à l’occasion de la 36e édition du Livre sur la Place.

Du 12 au 14 septembre 2014 à Nancy Palais du Gouvernement – Place de la Carrière – entrée gratuite

Pour la troisième année consécutive, le Musée des Lettres et Manuscrits participe au salon Le Livre sur la Place à Nancy, le rendez-vous littéraire de la rentrée.

Pour l’occasion, il expose un florilège de ses plus belles lettres illustrées. Une sélection de 70 œuvres exceptionnelles d’écrivains, artistes, scientifiques ou musiciens sera présentée au grand public, parmi lesquelles des correspondances de Paul Cézanne, Juliette Drouet, Albert Einstein, Paul Gauguin, Victor Hugo, Marie Laurencin, Antoine de SaintExupéry, Paul Signac…

Les documents, enrichis de croquis, de dessins ou de compositions graphiques, donnent au visiteur une illustration et un éclairage inédits des propos de leurs créateurs et les invitent à découvrir de nouvelles facettes de leur talent.

Le mot du commissaire d’exposition, Guillaume Tozer

« Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours » Citation attribuée à Napoléon Bonaparte

Parmi les importantes collections du Musée des Lettres et Manuscrits, de nombreux documents autographes sont enrichis de croquis, de dessins ou de compositions graphiques qui permettent d’éclairer les propos de leurs auteurs. La complémentarité entre l’écriture et le dessin s’applique particulièrement aux artistes-peintres dont les talents les orientent inévitablement vers ce mode d’expression. Dans une lettre datée du 26 septembre 1888, Vincent van Gogh confiait ainsi à son ami, John Russel : « Aujourd’hui je vous écrivais [...] au lieu de continuer ma lettre, je me suis mis à dessiner. » Cette complémentarité se retrouve également dans les écrits d’écrivains, de scientifiques, ou de tout autre expéditeur, pour lesquels les croquis sont bien souvent plus explicites que de longs discours. L’auteur d’une lettre recourt à l’illustration, avec ou sans volonté d’apport esthétique, dans l’optique de clarifier le texte et d’accélérer sa compréhension. Ce mode d’expression apparaît alors comme une forme d’auxiliaire du discours permettant de figurer un mot, un concept, une ambiance, une idée... Le portrait et l’autoportrait, généralement caricaturaux, constituent à ce titre une formidable opportunité de saisir en quelques coups de crayon l’état d’esprit de son auteur, de son destinataire ou de tout autre sujet croqué.

Le dessin revêt également un rôle déterminant lorsqu’il est utilisé comme descriptif d’une oeuvre, d’une théorie ou comme outil de compréhension du processus de création d’un artiste. Dans une importante correspondance au marchand d’art Alexander Iolas, René Magritte illustre ses propos de croquis des tableaux dont il fait mention dans ses lettres. Arguant du fait qu’il ne peut supporter le coût d’un photographe, il indique par exemple : « Aussi, au lieu de photos, je vous envoie des croquis des tableaux auquels [sic] je travaille pour l’instant. » Par ailleurs, dans une lettre adressée à une journaliste, Magritte expose à l’aide de plusieurs dessins les différentes étapes du processus de création l’ayant conduit à la réalisation du tableau Les Vacances de Hegel. Le Corbusier indique, quant à lui, qu’il s’est mis à « dessiner [d]es petits ronds », représentant chacun une nation, pour son projet architectural du Palais de la Société des Nations à Genève.

Enfin, l’illustration peut être abordée comme une signature ou une marque d’identification immédiate de l’auteur. Au-delà du style propre à chacun, certains épistolaires ont en effet pour habitude de signer leur correspondance d’un signe distinctif ou d’un élément graphique personnel qui permet au destinataire de l’identifier au premier coup d’oeil : l’étoile et la tête masculine de profil pour Jean Cocteau, le hibou de Jean Paulhan, le chat d’André Malraux ou de Leonor Fini, le « L » stylisé de Louise de Vilmorin se terminant par un trèfle ou bien encore le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry... Dans ses fameuses « Lettres à l’inconnue », adoptant en partie les caractéristiques esthétiques de la bande-dessinée, Saint-Exupéry s’adresse à sa correspondante à travers le personnage du Petit Prince, qui apparaît alors comme un double lui permettant d’exprimer des sentiments qu’il n’ose ou ne souhaite prononcer luimême : « Pardon de vous déranger... c’était seulement pour dire bonjour ! [...] C’est triste... on ne pense pas à me téléphoner... »

Enfin, souhaitant s’inscrire dans le cadre des commémorations liées au centenaire de la Première Guerre mondiale, le Musée des Lettres et Manuscrits consacre une partie de cette exposition aux lettres illustrées écrites depuis le Front par d’illustres poilus, alors artistes en devenir ou déjà bien établis dans les milieux artistiques. Cherchant une échappatoire à la cruauté et à la monotonie des tranchées, Guillaume Apollinaire, Jean Cocteau, Othon Friesz ou Fernand Léger ont ainsi enrichi leurs propos de dessins en croquant leur quotidien et nous offrent aujourd’hui des instantanés de vie particulièrement émouvants.

À travers une sélection de soixante-dix lettres illustrées, le Musée des Lettres et Manuscrits a voulu mettre en lumière des compositions graphiques, parfois méconnues, en marge de ce qu’il est coutume de considérer comme des oeuvres d’art alors qu’elles constituent bien souvent des esquisses éclairant la genèse d’une oeuvre ou bien encore des inédits, restés à l’état de projet. Ainsi,les exceptionnelles correspondances illustrées de Paul Cézanne, de Juliette Drouet, d’Albert Einstein, de Paul Gauguin, de Victor Hugo, de Marie Laurencin, d’Antoine de Saint-Exupéry ou de Paul Signac invitent les visiteurs à découvrir toutes les facettes de leurs talentueux auteurs en plongeant dans un monde sublimé dans lequel, comme l’affirmait le sage Confucius, « une image vaut mille mots ».

L’esprit & la lettre - La Rochelle ma belle

Porte Maubec - 6 rue Saint-Louis à La Rochelle
Du 2 au 23 mai 2014

À La Rochelle, l’esprit souffle sur la lettre dans un florilège unique d’une centaine de lettres exceptionnelles et de manuscrits inestimables.

L’exposition « L’esprit & la lettre La Rochelle ma belle » invite à la découverte de lettres, de manuscrits exceptionnels et de livres  précieux prêtés en exclusivité par le Groupe Aristophil et par le Musée des Lettres et Manuscrits, en partenariat avec la ville de La Rochelle et le Rotary Club La Rochelle-Aunis.

La Porte Maubec comme écrin…
L’exposition « L’esprit & la lettre  La Rochelle ma belle » est logée dans les espaces de la porte Maubec.
La Porte Maubec est l’un des vestiges intacts de l’enceinte huguenote qui ceinturait la ville rebelle de La Rochelle rasée sur l’ordre de Louis XIII en 1628. Classée Monument Historique, construite par des Rochelais en 1610, redécouverte par des étudiants en 1995, elle a été restaurée dans le respect de son identité première : restitution d’éléments disparus, remplacement des pierres abîmées, lisibilité des blasons, protection contre les intempéries. Elle est aujourd’hui dévolue à des manifestations culturelles et caritatives, ajoutant de la vie à ce site exceptionnel, tant sur le plan historique qu’architectural. Sa rénovation incarne un exemple réussi de fusion entre le public et le privé, entre la Ville et les Rochelais.

Une centaine de pièces exposées, souvent en rapport direct avec La Rochelle et sa région.
Le Musée des Lettres et Manuscrits de Paris s’est tout particulièrement attaché à sortir de ses réserves des documents écrits par des personnalités ayant souvent un rapport avec La Rochelle et  sa  région. Ainsi  seront  présentées  une  lettre  autographe  signée  de  François Ier  à Monsieur de Jarnac, lieutenant-général de La Rochelle, une pièce comptable manuscrite contresignée par Jean Calvin, une lettre du Cardinal de Richelieu stigmatisant les Huguenots, une lettre de Pierre Loti, une lettre illustrée de Paul Signac, des brouillons inédits du Petit Prince de Saint-Exupéry, une lettre de Georges Simenon, une lettre de William Bouguereau, un croquis de Vauban.

Einstein, Mozart, De Gaulle, Camus, Napoléon, Proust…réunis pour une improbable rencontre.
Les visiteurs auront également la possibilité de découvrir de véritables raretés appartenant  au patrimoine mondial de l’écrit comme des manuscrits et des lettres autographes de Louis XI, Mozart, Einstein, De Gaulle, Napoléon, Rimbaud, George  Washington, Alfred  Dreyfus,  Beaumarchais, Casanova , Choderlos de Laclos, Oscar Wilde, Marcel Proust, Colette, Alain-Fournier, Jean Giono, Boris Vian, Alexandre Dumas, Jean Cocteau, Eugène Ionesco, Albert Camus, Paul Gauguin, Pablo
Picasso, Louis Pasteur, John Lennon, Mick Jagger, tous réunis à La Rochelle pour une improbable rencontre…

L’exposition présentera en prime des archives appartenant aux collections de la ville de La Rochelle : courriers de Le Corbusier sur les projets de reconstruction du quartier de la Pallice après  la  seconde  guerre  mondiale,  lettres  de  Léonce  Vieljeux,  Maire  de  La  Rochelle  pendant l’occupation, courriers de François Mitterrand à Michel Crépeau alors ministre de  l’environnement, photos d’Helmut Kohl et de Michel Crépeau prises à l’occasion d’un colloque Franco-Allemand et de la pose de la 1 ère  pierre de l’université en 1992.

Une exposition dédiée au programme « Un toit pour étudier, un parrain pour réussir » par le Rotary-Club.   
Le club est engagé depuis deux ans dans un projet d’aide au logement provisoire pour des situations de détresse locale. Il  a engagé un projet structurant et pluri annuel impliquant tous les membres du club et des partenaires publics et privés. Dans ce cadre « L’Escale Angoulins  » a été inaugurée le 12 juin 2013. Il s’agit d’une maison qui héberge à titre provisoire des familles  se retrouvant subitement dans une situation difficile (incendie, dégâts des eaux, détresse conjugale etc…).
Le Club poursuit cette idée de soutien au logement en l’adaptant à un public étudiant ou jeune apprenti, en situation de précarité économique, par manque de soutien familial et d’environnement culturel porteur.  

Le prix d’entrée de l’exposition L’esprit & la lettre, soit 3 € sera reversé par le Rotary-Club La Rochelle Aunis au profit du programme « Un Toit Pour étudier, un Parrain pour réussir ».

Exposition  « L’esprit & la lettre La Rochelle ma belle »
Du 2 au 23 mai 2014
Porte Maubec
6 rue Saint Louis à La Rochelle
Pour en savoir plus : www.museedeslettres.fr
Horaires d’ouverture : Ouvert de 10 heures à 18 heures, 7 jours sur 7
Tarif : 3 €
Pour en savoir plus sur le Musée des Lettres et Manuscrits
www.museedeslettres.fr
222 boulevard Saint-Germain 75007 Paris Tél.01 42 22 48 48.

Contact presse
Musée des Lettres et Manuscrits
Profile PR
Presse écrite
Mendrika Rabenjamina
mrabenjamina@profilepr.fr
01 56 26 72 24 – 06 18 28 56 39
Julian Cherel
jcherel@profilepr.fr
01 56 26 72 26 – 07 62 86 73 61
TV-Radios
Sonia Menhane
01 56 26 72 03 – 06 99 60 93 46
Rotary Club La Rochelle-Aunis
Anne DUMEIGE
Présidente  du Rotary club La Rochelle-Aunis
annedumeige@wanadoo.fr
06 84 81 34 42 - 05 46 44 96 18
http://www.rotary-17aunis.fr/

Le Musée des Lettres et Manuscrits s'expose à la station Saint-Germain-des-Prés

Station Saint-Germain-des-Prés - Ligne 4
Du 15 avril au 31 octobre 2014

La RATP et la ligne 4 sont heureuses de s’associer au Musée des Lettres et Manuscrits pour vous faire découvrir à la station Saint-Germain des Prés, station de la création, une exposition étonnante réalisée à partir des collections du Musée. Consacré à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine écrit, le Musée des Lettres et Manuscrits, situé aux portes du quartier littéraire de Saint-Germain-des-Prés, dispose d’un fonds d’environ 135 000 œuvres, dont nombre de trésors inestimables.
À l’occasion de la célébration des 10 ans de son existence, le Musée des Lettres et Manuscrits a souhaité offrir aux usagers de la station Saint-Germain-des-Prés un voyage extraordinaire à travers l’histoire du patrimoine écrit. Depuis dix ans, le Musée des Lettres et Manuscrits n’a eu de cesse d’enrichir ses collections à travers d’exceptionnelles acquisitions tels le manuscrit de la genèse de la théorie de la relativité d’Albert Einstein et Michele Besso, le « Testament politique » de Louis XVI, la correspondance d’Émile Zola à sa femme (Trésor national), l’ébauche de la « Déclaration des droits de l’homme » de 1793 par Charles-Gilbert Romme, un manuscrit sur papyrus du IIe siècle du Chant I de l’Iliade d’Homère et bien d’autres témoignages écrits, reflets de notre histoire commune. Les voyageurs pourront également parcourir les fascinantes correspondances illustrées de Guillaume Apollinaire, de Gustave Doré, de Juliette Drouet, de Paul Gauguin, d’Henri Matisse, de Félicien Rops, d’Antoine de Saint-Exupéry, de Marie Laurencin ou d’Henri de Toulouse-Lautrec, les invitant ainsi à plonger dans l’imaginaire et la créativité de leurs talentueux auteurs tout en essayant de comprendre la place que le dessin occupe dans leurs univers.
Au 222, boulevard Saint-Germain, les voyageurs pourront compléter leur visite en découvrant la richesse des collections du Musée à travers plus d’un millier de lettres, manuscrits, dessins et éditions originales présentés en permanence dans les salles du Musée, selon un accrochage régulièrement renouvelé et un programme d’expositions temporaires varié. Fort de son succès parisien, le Musée des Lettres et Manuscrits a par ailleurs ouvert à Bruxelles, en septembre 2011, un second musée dont la fréquentation ne cesse de croître.



Les plus belles lettres illustrées du Musée des Lettres et Manuscrits (fac-similés)
Le mot de Guillaume Tozer, commissaire de l'exposition

« Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours »
Citation attribuée à Napoléon Bonaparte

Parmi les importantes collections du Musée des Lettres et Manuscrits, de nombreux documents autographes sont enrichis de croquis, de dessins ou de compositions graphiques qui permettent d’éclairer les propos de leurs auteurs. La complémentarité entre l’écriture et le dessin s’applique particulièrement aux artistes-peintres dont les talents les orientent inévitablement vers ce mode d’expression. Dans une lettre datée du 26 septembre 1888, Vincent van Gogh confiait ainsi à son ami, John Russel : « Aujourd’hui je vous écrivais […] au lieu de continuer ma lettre, je me suis mis à dessiner. » Cette complémentarité se retrouve également dans les écrits d’écrivains, de scientifiques, ou de tout autre expéditeur, pour lesquels les croquis sont bien souvent plus explicites que de longs discours.
L’illustration peut tout d’abord être utilisée par son auteur comme un apport esthétique ayant, dans l’écrasante majorité des cas, un rapport avec le contenu de la lettre. Il apparaît alors comme auxiliaire du discours dont le rôle est de clarifier le texte et d’accélérer son entendement. Ce mode d’expression permet ainsi de donner une existence aux mots, de figurer un concept, une ambiance, une idée… Le portrait, et l’autoportrait, généralement caricaturaux, permettent par ailleurs de saisir en quelques coups de crayon l’état d’esprit de son auteur, de son destinataire ou de tout autre sujet croqué.
Le dessin revêt également un rôle déterminant lorsqu’il est utilisé comme descriptif d’une œuvre, d’une théorie ou comme outil de compréhension du processus de création d’un artiste. Dans une importante correspondance au marchand d’art Alexander Iolas, René Magritte illustre ses propos de croquis des tableaux dont il fait mention dans ses lettres. Arguant du fait qu’il ne peut supporter le coût d’un photographe, il indique par exemple : « Aussi, au lieu de photos, je vous envoie des croquis des tableaux auquels [sic] je travaille pour l’instant. »
Enfin, l’illustration peut être abordée comme une signature ou une marque d’identification immédiate de l’auteur. Au-delà du style propre à chacun, certains épistolaires ont en effet pour habitude de signer leur correspondance d’un signe distinctif ou d’un élément graphique personnel qui permet au destinataire de l’identifier au premier coup d’œil : l’étoile et la tête masculine de profil pour Jean Cocteau, le hibou de Jean Paulhan, le chat d’André Malraux ou de Leonor Fini, le « L » stylisé se terminant par une fleur de Louise de Vilmorin ou bien encore le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry… Dans ses fameuses « Lettres à l’inconnue », adoptant en partie les caractéristiques esthétiques de la bande-dessinée, Saint-Exupéry s’adresse à sa correspondante à travers le personnage du Petit Prince, qui apparaît alors comme un double lui permettant d’exprimer des sentiments qu’il n’ose ou ne souhaite prononcer lui-même : « Pardon de vous déranger… c’était seulement pour dire bonjour ! […] C’est triste… on ne pense pas à me téléphoner… »
À travers une centaine de fac-similés de lettres illustrées, le Musée des Lettres et Manuscrits a souhaité mettre en lumière des dessins, parfois méconnus, en marge de ce qu’il est coutume de considérer comme des œuvres d’art. Ces dessins peuvent cependant être bien souvent considérés comme des compositions originales ; ou bien encore représenter des esquisses éclairant la genèse d’une œuvre ; ainsi que, parfois, des inédits, restés à l’état de projet. À la vue de ces correspondances illustrées de Guillaume Apollinaire, de Gustave Doré, de Juliette Drouet, de Paul Gauguin, d’Henri Matisse, de Félicien Rops ou d’Henri de Toulouse-Lautrec, les voyageurs de la station Saint-Germain-des-Prés sont invités à découvrir toutes les facettes de leurs talentueux auteurs et à comprendre la place que le dessin occupe dans leurs univers.

En toutes lettres - La Loire, entre douceur et turbulence

Musée de la Cavalerie - Place Charles de Foucauld - Saumur
Du 13 avril au 29 juin 2014

Inaugurée à l’occasion de la 19ème édition des journées Nationales du Livre et du Vin de Saumur, (12 et 13 avril), l’exposition « En toutes lettres - La Loire, entre douceur et turbulence » invite à la découverte de trésors épistolaires, manuscrits et bibliophiliques prêtés en exclusivité par le Groupe Aristophil et par le Musée des Lettres et Manuscrits, en partenariat avec les Journées Nationales du Livre et du Vin de Saumur, le Musée de la Cavalerie et la Ville de Saumur.

La Bibliothèque du Musée de la Cavalerie comme écrin…
L’exposition « En toutes lettres -  La Loire, entre douceur et turbulence » sera logée dans la Bibliothèque du Musée de la Cavalerie située au coeur de l’Ecole de Cavalerie de Saumur. Véritable lieu de mémoire, le Musée de la Cavalerie retrace toute l’histoire de la cavalerie française depuis 1445, date à laquelle Charles VII décida de créer les Compagnies d’ordonnance, la  première armée permanente française. Le Musée des Lettres et Manuscrits ne pouvait rêver plus bel écrin pour accueillir ses trésors épistolaires et manuscrits.

70 pièces exposées, souvent en rapport direct avec le Val de Loire.
Le musée des Lettres et des manuscrits de Paris s’est tout particulièrement attaché à sortir de ses réserves des documents écrits par des personnalités ayant souvent  un rapport avec le Val de Loire. Ainsi seront présentées deux lettres autographes  de  Jean Cocteau adressées à Coco Chanel née en 1883 à Saumur, un manuscrit autographe d’Honoré de Balzac, la deuxième édition du recueil de poèmes « Les Odes » de Pierre de Ronsard,  un billet et une lettre autographes de Julien Gracq, des lettres liées aux guerres de Vendée, « La Dive Bouteille » de François Rabelais, des lettres d’Anatole France…, des écrivains « enchantés » par le Val de Loire, sa douceur de vivre et les méandres calmes ou impétueux de son fleuve,  sans oublier une lettre partie de Paris à destination de Saumur en ballon monté lors du siège de la capitale par les Prussiens en 1870. Avec en prime des trésors archivistiques du Musée de la cavalerie : des livres rares liés à l’histoire de l’équitation militaire et un lettre autographe du Prince Murat sur la bataille de Lübeck.

Molière, Mozart, Henri IV, Napoléon, Victor Hugo, Van Gogh, Einstein, Charles de Gaulle… réunis à Saumur pour une improbable rencontre…
Les visiteurs auront également la possibilité de découvrir de véritables trésors appartenant au patrimoine mondial de l’écrit comme des lettres autographes signées de Henri IV, Abraham Lincoln, Napoléon, Charles de Gaulle, Victor Hugo, André  Breton, Manet, Van Gogh…, des poèmes autographes de Verlaine, Alexandre Dumas père, une lettre de Ludwig van Beethoven, et un manuscrit autographe musical signé Wolfgang Amadeus Mozart.

Leurs écrits seront exposés dans la Bibliothèque du Musée de la Cavalerie : Henri  IV – Charles de Gaulle – Abraham Lincoln  –  Claude Joseph Rouget de Lisle – Donatien Alphonse François de Sade – Napoléon – Murat – Alexandre Dumas – Paul Verlaine – Victor Hugo – Jean Genet – André Breton – Albert Einstein – Thomas Edison – Vincent van Gogh – Edouard Manet – Ludwig van Beethoven – Richard Wagner – Wolfgang Amadeus Mozart – Lazare Hoche – Charles de Foucauld – Catherine de Médicis – Diane de Poitiers – Henri II de France – Joseph Fouché – Pierre Cambronne – Roland Garros –Anne de Bretagne – Georges Clemenceau – Alexandre Calder – Olivier Debré – Alfred de Vigny – Honoré de Balzac – André Breton – René Descartes – François Rabelais – Pierre de Ronsard – Anatole France – Georges Sand – Jules Verne – Julien Gracq – René Théophile Hyacinthe Laennec – Jean Cocteau...
Sans oublier des femmes d'exception : Louise Michel, Sarah Bernhardt, Simone de Beauvoir, Charlotte Corday, Colette, Marie Curie, Marie Laurencin, Louise Michel, Edith Piaf, Niki de Saint-Phalle,Mata Hari, Colette, Marie-Antoinette...

Exposition  « En toutes lettres - La Loire, entre douceur et turbulence »
Du 13 avril au 29 juin 2014
Bibliothèque du Musée de la Cavalerie à Saumur.
Place Charles de Foucauld 49400 Saumur.

Tél. 02 41 83 69 23

Horaires d’ouverture : Lundi, samedi, dimanche et jours fériés de 14h à 18h ; mercredi, jeudi et vendredi de 10h à 12h et
de 14h à 18h - www.musee-cavalerie.fr

Tarifs 2014 : Plein tarif : 5 € - Tarif enfant (7 à 15 ans) : 3 € - Tarif réduit (étudiants, personnes handicapées, anciens combattants) : 3 € - Formule famille (2 adultes + 2 enfants minimum) : 12 € - Tarif groupe : 3 €

Pour en savoir plus sur le Musée des Lettres et Manuscrits : www.museedeslettres.fr
222 boulevard Saint-Germain 75007 Paris Tél.01 42 22 48 48.

Contact presse :
Musée des Lettres et Manuscrits - Profile PR - Presse écrite : Mendrika Rabenjamina mrabenjamina@profilepr.fr
01 56 26 72 24 – 076 18 28 56 39 / Julian Cherel jcherel@profilepr.fr 01 56 26 72 26 – 07 62 86 73 61
TV-Radios : Sonia Menhane 01 56 26 72 03 – 06 99 60 93 46
Musée de la Cavalerie de Saumur : Véronique Mons-Schwertzler Adjoint-civil au Conservateur du Musée de la Cavalerie 02 41 83 65 10 veronique.mons@intradef.gouv.fr

Louis XVI et Georges Clemenceau

Théâtre de Thalie - Montaigu
Du 11 au 13 avril 2014

Dans le cadre du Printemps du Livre de Montaigu du 11 au 13 avril 2014, le Musée des Lettres et Manuscrits expose quelques uns de ses plus précieux manuscrits : le « testament politique » de Louis XVI ainsi que des épreuves corrigées et des manuscrits de Clemenceau.

Le mot du commissaire d’exposition

« Que reste-t-il au Roy autre chose que le vain simulacre de la royauté »

Dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, Louis XVI, Marie-Antoinette et leurs enfants s’enfuient du Palais des Tuileries dans le but de rejoindre le bastion royaliste de Montmédy où le roi souhaitait placer ses proches en sûreté et contraindre l’Assemblée constituante à rédiger une Constitution équilibrée. Avant de quitter Paris, Louis XVI laisse un document expliquant les raisons de sa fuite : la Declaration du Roy adressee a tous les Francois a sa sortie de Paris , qui deviendra, selon la tradition historique, son « testament politique ». Le roi demande à La Porte, son intendant, de déposer le document, le lendemain de sa fuite, sur le bureau du président de l'Assemblée, Alexandre de Beauharnais, dont on note le paraphe au bas de chaque feuillet.

À travers ce texte, Louis XVI entend exprimer sa conception politique la plus profonde et dresser le bilan des événements révolutionnaires : « Le Roy […] croit devoir mettre sous les yeux des Francois et de tout l'univers le tableau de sa conduitte, et celui du Gouvernement qui s’esté s'est établi dans le Royaume. »Le monarque fait notamment état des concessions, des gestes d’apaisement qu’il a donnés pour satisfaire les revendications populaires et éviter la guerre civile : la convocation des États généraux, le doublement de la représentation du tiers-état, son installation au château des Tuileries et tant d’autres preuves de sa bonne volonté. Craignant « que l'Anarchie et le despotisme des Clubs[ne] remplaçat le Gouvernement Monarchique sous laquelle la Nation a prosperé pendant quatorze cents ans », il conclut : « François[…] mefiez vous des suggestions et des mensonges de vos faux amis, revenez a votre Roy, il sera toujours votre pere votre meilleur ami. »

Malgré les nombreuses concessions de Louis XVI - il ne rejette plus l'abolition des ordres et admet par ailleurs l'égalité civile -, cette Déclaration a constitué l’une des pièces à charge lors du procès du roi sous la Terreur. Ainsi, le rapport d'accusation, lu par Lindet le 10 décembre 1792, à la Convention, le cite précisément et l'utilise pour prouver la duplicité du roi : « Son Manifeste du 20 juin atteste ses intentions hostiles ; il voulait le renversement de l'État, puisqu'il ne voulait ni les lois, ni la Constitution qu'il avait juré de maintenir ». Pourtant, comme le souligne Jean-Christian Petitfils dans son ouvrage intitulé Louis XVI, ce « testament politique » prouve que « Jamais Louis XVI n'avait été aussi proche de la Révolution qu'en fuyant la capitale. Sur la route de Varennes, il était devenu un souverain constitutionnel, à la recherche, hélas, d'une impossible Constitution ».

Après près de deux siècles d’oubli, le « testament politique » de Louis XVI refait surface aux États-Unis d’Amérique. Gérard Lhéritier, président-fondateur du Musée des Lettres et Manuscrits, l’acquiert alors afin de le présenter au public. Et c’est aujourd’hui pour la première fois depuis son acquisition que ce témoin majeur de notre histoire quitte les collections du Musée des Lettres et Manuscrits pour être exposé en Vendée dans le cadre du Printemps du Livre de Montaigu.

Gustave Flaubert

Centre Méditerranéen - Nice
Du 11 au 15 février 2014

« L’écrivain ne doit laisser de lui que ses œuvres, sa vie importe peu. » - Lettre autographe signée, adressée à Ernest Feydeau, datant de début 1860, hameau de Croisset, Canteleu.

Désireux de ne laisser de lui que ses œuvres, Flaubert a méthodiquement organisé la destruction d’une partie de ses échanges épistolaires en accord avec certains de ses correspondants qui devaient également supprimer ses missives. Les cinq volumes de la Correspondance de Flaubert, publiés dans la Bibliothèque de la Pléiade, recensent néanmoins plus de quatre mille lettres à travers lesquelles l’auteur a bien souvent clamé sa doctrine et partagé ses doutes d’écrivain.

L’œuvre de Flaubert ne pourrait donc être analysée de manière exhaustive sans étudier son abondante correspondance qui permet de plonger le lecteur dans les affres de la création littéraire de cet acharné des lettres qui avait pris l’habitude de pousser ses études documentaires jusqu’à l’épuisement. À propos de la rédaction de Bouvard et Pécuchet, il confie par exemple, le 8 mai 1879, à son ami Edmond Laporte : « Mon bouquin m’accable. J’ai qqfois des maux de tête, comme hier par exemple, où il me semble que je vais crever – et des crises de larmes !– enfin c’est complet. »

Après avoir connu l’exaltation romantique au cours de sa jeunesse, notamment marquée par la rédaction des Mémoires d’un fou et de Novembre, Flaubert est progressivement devenu adepte du « vrai », d’une forme de réalisme poussé à l’extrême qui trouve son apogée avec L’Éducation sentimentale et Bouvard et Pécuchet. Il a ainsi effectué des études approfondies à partir d’ouvrages de référence comme en témoignent les manuscrits et notes présentés au sein de cette exposition (Histoire romaine de Jules Michelet, Clinique médicale de l’Hôtel Dieu de Paris d’Armand Trousseau, Cosmos d’Alexander von Humboldt...). La documentation devient donc la condition, parfois écrasante, du labeur d’écrivain de Flaubert.

Le Musée des Lettres et Manuscrits a souhaité rendre hommage à Gustave Flaubert, monstre sacré de la littérature, en exposant un florilège des plus belles pièces issues de ses collections. Cette présentation permet d’approcher les méthodes de travail de l’écrivain et de comprendre comment celui-ci a révolutionné l’écriture romanesque en imposant de nouvelles formes et une exigence sans pareil.

L'Académie française au fil des lettres, de 1635 à nos jours

Carré d'Art, Nîmes
Du 24 janvier au 8 février 2014

À l’occasion du 13e festival de la Biographie et en l’honneur de sa présidente, Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire perpétuel de l’Académie française, le Musée des Lettres et Manuscrits présente l’exposition « L’Académie française au fil des lettres, de 1635 à nos jours ». Du 24 janvier au 8 février 2014, cette exposition dévoilera, à travers la correspondance et les manuscrits de certains de ses plus illustres membres comme Colbert, Voltaire, Hugo ou encore Paulhan, le fonctionnement de l’Académie française ainsi que ses travaux quotidiens ou bien encore le protocole lié à l’élection des prétendants à l’Immortalité. Une place toute particulière sera par ailleurs laissée aux représentants du 41e fauteuil.

Je n’ai rien à te dire sinon que je t’aime

Musée des Lettres et Manuscrits de Bruxelles
Du 11 décembre 2013 au 16 mars 2014

Cette émouvante et intrigante déclaration extraite d’une lettre de Léon Bloy à sa fiancée Jeanne Molbech est le titre de la nouvelle exposition du Musée des Lettres et Manuscrits de Bruxelles, consacrée aux correspondances amoureuses. Du 11 décembre 2013 au 16 mars 2014 le Musée vous invite à pénétrer les écrits intimes et les confidences de personnages célèbres. Qu’existe-t-il de plus difficile que de retranscrire ses sentiments sur une feuille de papier ? La lettre d’amour, née de la distance et du manque entre les amants séparés, est probablement le genre épistolaire le plus délicat, dans la mesure où toute la difficulté réside dans la recherche du bon mot pour retranscrire un sentiment qui tient de l’inexprimable. Comment saisir avec justesse ce que l’on ressent ? Et même si l’on se cantonne à ressasser sans cesse le même « je t’aime », ces quelques mots d’amour restent malgré tout magiques.Déclarations passionnées, missives enflammées, érotiques, plaintes, désirs, jalousies…ces courriers reflètent quelques unes des facettes d’un état mystérieux dont personne ne souhaite guérir. Loin de présenter un panorama exhaustif du sentiment amoureux, cette exposition laisse la part belle à la nostalgie, celle de l’exaltation de recevoir, de décacheter et de lire les mots lyriques et passionnés de l’être aimé. Souvenirs d’une époque où les déclarations d’amour se faisaient sur papier ; Musset, Apollinaire, Cocteau, Prévert, Piaf, Flaubert, Chopin, Guitry, Alexandre II, Stendhal… écrivains, artistes, hommes d’histoire, musiciens, autant de personnalités aux parcours différents, se trouvent rassemblés ici autour d’un même sentiment : l’Amour.

Albert Camus

Centre Université Méditerranéen - Nice
Du 4 au 9 novembre 2013

Le mot du commissaire d'exposition

« On ne pense que par images. Si tu veux être philosophe, écris des romans. »
Carnets, janvier-février 1936

À l’occasion de la célébration du centenaire de la naissance d’Albert Camus, le Musée des Lettres et Manuscrits a souhaité rendre hommage à cet auteur dont l’universalité de l’œuvre rend, aujourd’hui encore, ses idées tout à fait Actuelles. Les sujets qu’il traite et ses analyses se prêtant en effet bien souvent à des relectures historiques nouvelles.

Issu d’un milieu populaire auquel il restera fidèle toute sa vie durant, Albert Camus naît le 7 novembre 1913 à Mondovi, dans le département français de Constantine, en Algérie. Son père, blessé au cours de la bataille de la Marne, décède le 17 octobre 1914. L’absence de ce père a une incidence profonde sur Camus et sur la « quête de soi » qu’il entreprend. Cette recherche existentielle transparaît dans plusieurs de ses œuvres et notamment dans son dernier roman, inachevé, Le Premier Homme, retrouvé dans sa sacoche après son accident de voiture mortel.

L’œuvre de Camus, telle qu’il l’a lui-même pensée, se conçoit comme un tout. Même si l’artiste, comme il aimait à se définir, n’a pas, dès ses débuts, une idée précise de la globalité de son œuvre, il est évident, à la lecture de ses carnets ou de certaines correspondances, que quelques-unes de ses grandes lignes directrices se dessinent très tôt.

À travers la diversité des genres littéraires, Camus conçoit donc son œuvre comme une succession de cycles qui s’enchaînent tout en formant une unité. Ainsi, ayant pris conscience de l'absurdité de l'existence humaine, Camus refuse néanmoins de céder au désespoir en montrant qu'il est possible de donner un sens à sa vie, en luttant pour des valeurs morales et intellectuelles essentielles. Le « cycle de l’absurde » (L’Étranger, 1942, Le Mythe de Sisyphe, 1942, Le Malentendu, 1944, et la version définitive de Caligula, 1945), suivi de celui de la « révolte » (La Peste, 1947, L’État de siège, 1948, Les Justes, 1949, et L’Homme révolté, 1951) précèdent un dernier cycle dans lequel les thèmes de l’innocence, de la culpabilité et de la solitude sont prépondérants : L’Été (1954),La Chute (1956)et L’Exil et le Royaume (1957).

Le Musée des Lettres et Manuscrits invite les visiteurs du Centre Universitaire Méditerranéen de Nice à (re)découvrir l’ensemble de l’œuvre d’Albert Camus à travers la présentation d’une trentaine de pièces (correspondances, manuscrits, épreuves corrigées, éditions originales…) qui mettent en lumière les grandes idées développées par l’artiste ainsi que la manière dont il appréhendait la construction de son œuvre.

Albert Einstein - Évolution de la théorie de la relativité

Centre Universitaire Méditerranéen - Nice
Du 24 septembre au 28 septembre 2013

Dans le cadre de l'inauguration de la nouvelle saison culturelle du Centre Universitaire Méditerranéen (CUM), le Musée des Lettres et Manuscrits s'associe à l'événement autour d'Albert Einstein en concevant une exposition sur l'évolution de la théorie de la relativité.

Le mot du commissaire d'exposition

Les théories de la relativité restreinte, puis générale, énoncées par Albert Einstein permettent d’exprimer les lois physiques par des équations valables dans tous les systèmes de coordonnées ou référentiels. Einstein a de ce fait remis en question certains grands principes de la physique - notamment ceux de la gravitation newtonienne -, mais également la conception de l’espace et du temps comme le précise Paul Langevin dans La Relativité (1932) : « L’unification par la théorie de la relativité des notions de temps et d’espace a introduit une harmonie qui n’existait pas. » À partir de l’année 1904, Albert Einstein et son ami Michele Besso confrontent
régulièrement leurs idées et leurs réflexions. Ces échanges aboutissent, en 1905, à l’énoncé de la théorie de la relativité restreinte. Einstein publie alors plusieurs articles dont Ist die Trägheit eines Köpers von seinem Energieinhalt abhängig (Est-ce que l’inertie d’un corps dépend de son énergie ?) aux Annalen der Physik dans lequel il arrive à la conclusion que « si un corps perd une énergie L sous forme de rayonnement, sa masse diminue de L/c² ». Plus tard, l’équation est reformulée en E=mc². Mais cette formule ne permet
pas d’interpréter convenablement la gravitation. Einstein se lance donc dans des recherches pour une généralisation de la relativité. En collaboration avec Marcel Grossmann, il rédige un document offrant une esquisse d’une théorie de la relativité générale et une théorie de la gravitation. Lorsque Besso rend visite à Einstein en juin 1913 à Zurich, les deux savants décident de vérifier ces
nouvelles théories en les appliquant au calcul de l’avance du périhélie (point de l’orbite d’un corps céleste qui est le plus rapproché du Soleil) de la planète Mercure. C’est dans ce contexte que le manuscrit Einstein-Besso voit le jour. En 1915, Einstein reprend seul les calculs complexes qu’il a gardés en mémoire et corrige les inexactitudes. La structure logique de la relativité générale est achevée et il publie Über die spezielle und die allgemeine Relativitätstheorie (Sur la théorie restreinte et générale de la relativité) en 1916. Les théories d’Einstein sont reprises par de nombreux scientifiques dont Daniel Berthelot, Max Planck et Paul Langevin qui participent activement à la diffusion de ses idées novatrices. Albert Einstein meurt d’une rupture d’anévrisme à l’âge de 76 ans. Après avoir bouleversé le monde de la physique par ses théories sur les relativités restreinte et générale, il acquiert une renommée internationale, notamment à travers son engagement contre l’emploi militaire de l’énergie atomique.

Plumes engagées, combats humanistes et politiques à travers les collections du Musée des Lettres et Manuscrits

Palais du Gouvernement - Place de la Carrière - Nancy
Du 13 au 15 septembre 2013

Du 13 au 15 septembre 2013, le Musée des Lettres et Manuscrits s’associe à la 35ème édition du « Livre sur la Place » de Nancy à travers deux expositions phares.

De 10h à 19h - Péristyle du Palais du Gouvernement

Pour la deuxième année, le Musée des Lettres et Manuscrits s’associe à la 35ème édition du « Livre sur la Place » de Nancy qui se tiendra du 13 au 15 septembre 2013. À découvrir sans tarder, deux expositions événement mettant en valeur une cinquantaine d’oeuvres issues des collections du Musée des Lettres et Manuscrits de Paris :

- La première exposition intitulée « Plumes engagées » est consacrée à l’engagement politique, humaniste, citoyen, à travers les collections du Musée des Lettres et Manuscrits. Des textes poignants d’écrivains français comme Simone de Beauvoir, Albert Camus, Alexandre Dumas, André Gide, Victor Hugo, Émile Zola seront mis à l’honneur.

- Le second volet de cette exposition s’intéresse à l’évolution de la figure du Petit Prince à l’occasion du 70ème anniversaire de la première édition de l’ouvrage mythique. Cette présentation sera également l’occasion de découvrir de nombreux manuscrits, dessins, aquarelles, et croquis à la plume d’Antoine de Saint-Exupéry.

Un hommage aux grands Hommes

À travers la présentation de différents écrits et manuscrits, cette programmation rend par ailleurs hommage à plusieurs figures emblématiques françaises : Denis Diderot et Albert Camus dont on célèbre respectivement le tricentenaire et le centenaire de la naissance, mais aussi Jean Moulin, à l’occasion du 70ème anniversaire de sa disparition.

Le Musée des Lettres et Manuscrits proposera également, dans le cadre de cette édition, des ateliers de calligraphie sur le thème de l’enluminure au Moyen Âge. (Bureau du Général).

Le Livre sur la Place de Nancy – 13-15 septembre 2013

Le « Livre sur la Place » de Nancy est le 1er grand Salon National de la Rentrée littéraire où plus de 500 auteurs sont attendus. Pour sa 35ème édition, il sera inauguré par Amélie Nothomb. « Le Livre sur la Place » marque la rentrée littéraire en un lieu magique d'échanges entre plusieurs centaines d'auteurs nationaux et régionaux et des milliers de lecteurs.

Plus d’informations sur le site Internet : http://www.lelivresurlaplace.fr/

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Le théâtre de Jean Cocteau, à travers les collections du Musée des Lettres et Manuscrits

Musée Paul-Dupuy - 13 rue de la Pleau 31000 Toulouse
du 28 juin au 1er septembre 2013

Dans le cadre de sa politique de promotion et de mise en valeur du patrimoine écrit, le Musée des Lettres et Manuscrits s’est associé cette année au Marathon des mots de Toulouse. Cet important festival littéraire, parrainé par Olivier Poivre d’Arvor, a attiré près de 60 000 visiteurs en 2012. À l’occasion de la 9e édition de la manifestation, le Musée présente, au Musée Paul-Dupuy, une exposition sur Le théâtre de Jean Cocteau, à travers les collections du Musée des Lettres et Manuscrits.

Le choix de la thématique de l’exposition n’est pas anodin. Il permet en effet de rendre hommage à trois artistes majeurs du 20e siècle dont on commémore en 2013 le cinquantenaire de la disparition pour Jean Cocteau et Édith Piaf et le centenaire de la naissance pour Jean Marais.

Les liens qui unissent Jean Cocteau à l’univers du théâtre sont profonds et remontent à sa plus tendre enfance. Cocteau a « contracté le mal rouge et or », référence aux décors chargés de lambris dorés et de rideaux pourpres des salles de théâtre, en assistant au cérémonial lié aux « départs de [s]a mère et de [s]on père pour le théâtre ». Il contemplait alors ses premiers spectacles, ceux de sa mère s’apprêtant devant le miroir, comme il le confia plus tard : « Lorsque j’étais enfant, le théâtre c’était ma mère. » La révélation finale lui vient peu après lorsqu’il assiste pour la première fois à une représentation théâtrale : Le Tour du Monde en 80 jours au Théâtre du Châtelet. Il y découvre la féérie du lieu, le métier de comédien et ses premiers monstres sacrés comme Sarah Bernhardt, Mounet-Sully, Édouard de Max ou Réjane. Dès lors, le charme de la « grotte de pourpre et d’or » agit sur lui de façon radicale et l’habite toute sa vie durant. Une vie au cours de laquelle il écrit ou adapte près de quarante tragédies, pièces de boulevard, farces, controverses, ballets, opérettes ou mimodrames.

L’exposition du Musée des Lettres et Manuscrits invite ainsi les visiteurs à (re)découvrir l’œuvre théâtrale de Jean Cocteau à travers un ensemble de manuscrits autographes, de correspondances, d’éditions originales, de photographies et de dessins relatifs aux pièces
suivantes : Le Gendarme incompris, Les Mariés de la tour Eiffel, Roméo et Juliette, Œdipe roi, Orphée, La Voix humaine, La Machine infernale, Les Chevaliers de la Table ronde, Les Parents terribles, La Machine à écrire, L’aigle à deux têtes.

Musée Paul-Dupuy
13 rue de la Pleau
31000 Toulouse
Tél. : 05 61 14 65 50
Du 28 juin au 1er septembre 2013
Ouvert du mardi au dimanche 10h - 18h
http://www.musees-midi-pyrenees.fr/musees/musee-paul-dupuy/

 

Le métier de biographe

Carré d'Art de Nîmes - 16, place de la Maison Carrée - 30 000 Nîmes
Du 25 janvier au 24 février 2013

Pour la deuxième année consécutive, le Musée des lettres et manuscrits s'associe au Festival de la biographie de Nîmes dont l'édition 2013 (du 25 au 27 janvier) a pour thème l’universalité de personnages illustres faisant ou ayant fait l’objet d'études biographiques : « Traces du XXe siècle : par delà les frontières, des hommes... ».

C'est dans ce cadre que le Musée présente dans la salle Soleil noir du Carré d'art de Nîmes une exposition d'écrits autographes en rapport avec le métier de biographe. Afin d'illustrer la thématique de 1'édition 2013, plusieurs grandes personnalités dont 1'aura revêt un caractère universel sont mises à l'honneur à travers les écrits de leur biographe : le manuscrit autographe signé de la biographié que Pieyre de Mandiargues consacra à Giorgio de Chirico et dans lequel il décrit le peintre comme étant « le plus inspiré de tous les artistes modernes » ; le précieux manuscrit préparatoire de 1'essai d'Edmond de Goncourt sur la vie et l’œuvre de Hokusai, le grand maître de 1'estampe japonaise, qui exerça une influence considérable en Occident comme au Japon ; une lettre d'Oscar Wilde adressée à Robert Sherard, son futur biographe, dans laquelle il lui communique certains renseignements le concernant ou relatifs à sa famille ; ainsi qu'un fragment autographe, unique vestige du texte original, intitulé Shakespeare and Racine (1894), de 1'hommage de Verlaine au plus grand poète et dramaturge anglais. Les travaux introspectifs lies aux mémoires autobiographiques sont également présentes, notamment grâce au manuscrit autographe signé de La Difficulté d'être de Jean Cocteau, mais également par le biais du manuscrit autographe ayant servi à Arthur Honegger pour la rédaction de son autobiographie, de celui de Maurice Utrillo, intitule Histoire de ma jeunesse jusqu'à ce jour, illustré par Georges Tiret-Bognet, ou bien encore du tapuscrit corrigé des Antimémoires d’André Malraux. À travers cette exposition, le Musée des lettres et manuscrits a souhaité souligner 1'importance des études biographiques dans la connaissance et la transmission de notre histoire. Car, comme le confiait le biographe André Maurois dans un beau plaidoyer intitule Les Joies de l'histoire : « L'initiation à l'histoire devrait commencer par la biographie. [...] Dans la biographie, grâce aux lettres et journaux intimes, auteurs et lecteurs atteignent à la connaissance des ressorts intérieurs. De tous les historiens, le biographe est celui qui unit le mieux les joies du romanesque et de la crédibilité. »

Antoine de Saint-Exupéry

Centre Universitaire Méditerranéen (C.U.M.) de Nice
Du 26 novembre au 1er décembre 2012

Riche d’un fonds composé de très nombreux écrits autographes d’Antoine de Saint-Exupéry, le Musée des lettres et manuscrits expose, dans le cadre du colloque Passion Saint-Exupéry au Centre Universitaire Méditerranéen (C.U.M.) de Nice, une sélection d’œuvres retraçant l’existence de l’un des auteurs les plus lus du XXe siècle.

À travers une vingtaine de lettres et manuscrits autographes emblématiques, le Musée des lettres et manuscrits vous invite à (re)découvrir toutes les facettes de l’œuvre et de la personnalité de Saint-Exupéry, homme aux multiples talents ayant revêtu tour à tour le costume d’écrivain, d’aviateur, de militaire ou bien encore d’artiste. Les documents sont présentés selon une scénographie originale dont les thématiques sont directement inspirées de l’œuvre de l’auteur : Saint-Exupéry, Un sens à la vie ; Saint-Exupéry, « Les Lettres à l’inconnue » ; Saint-Exupéry et le cinéma ; Saint-Exupéry, L’aviateur ; Saint-Exupéry, Pilote de Guerre.

Partagé entre sa passion du vol et son goût pour l’écriture, Saint-Exupéry mêle très tôt ses deux vocations, faisant de l’aviation le sujet privilégié de ses romans. Deux pièces en rapport avec deux œuvres majeures de l’écrivain sont ainsi exposées : le manuscrit autographe du chapitre central de Terre des hommes, intitulé Au centre du désert, inspiré de son accident d’avion dans le désert de Lybie lors de son raid Paris-Saïgon, et le tapuscrit corrigé avec dédicace autographe du roman Vol sur Arras.

La figure du Petit Prince est également omniprésente dans l’exposition. Saint-Exupéry avait pris pour habitude de dessiner, dans ses courriers ou sur des feuilles volantes, un petit personnage qui hantait son esprit, à mi-chemin entre l’autoportrait caricatural et la figure idéalisée de l’enfance. On retrouve donc fréquemment ce personnage dans les écrits de l’auteur comme c’est le cas dans les « Lettres à l’inconnue ».

Enfin, le Musée des lettres et manuscrits a souhaité insister sur l’engagement humaniste de Saint-Exupéry qui transparaît notamment dans un manuscrit rédigé vers 1942 dans lequel il confie : « Être homme c’est être responsable. Et dans la mesure où je suis homme je suis responsable du sort des H[ommes]. »

Trésors du Musée des lettres et manuscrits

Salon international du Patrimoine culturel
Carrousel du Louvre 8 - 11 novembre 2012

Le Musée des lettres et manuscrits expose un florilège de ses collections dont le contenu de certaines œuvres est étroitement lié à notre environnement et au respect de la nature. Les modes de déplacement « non polluants » seront ainsi mis à l’honneur avec la présentation d’un manuscrit intitulé Machine d’une nouvelle invention pour voler en l’air (1750) revisitant le mythe d’Icare, d’un album de dessins de Delacroix dans lequel l’artiste a notamment croqué chevaux et voiliers ou d’un manuscrit de Joseph Michel Montgolfier illustré d’un « parachute enflé », préfigurant la célèbre montgolfière. Par ailleurs, l’emploi de la force hydraulique sera illustré par l’un des volumes de planches de l’édition originale de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.

Ce florilège comprend également quelques-uns des plus beaux trésors du patrimoine écrit conservés par le Musée : le manuscrit autographe de Zazie dans le métro de Queneau, une lettre de van Gogh dans laquelle l’artiste compare Dickens à un peintre blanc et noir, une très précieuse lettre en anglais de Napoléon Ier adressée à son compagnon d’exil et mémorialiste Las Cases ou bien encore des manuscrits musicaux et partitions de Beethoven et de Ravel.

Enfin, trois acteurs du patrimoine culturel œuvrant dans le sens d’un patrimoine éco-responsable présenteront leur métier et leur savoir-faire sur le stand du musée : Frédérique Brun (restauratrice de papiers et de livres anciens), Florent Rousseau (artiste-relieur) et Serge Cortesi (maître calligraphe).

À la rencontre des trésors du Musée des lettres et manuscrits

12 - 13 - 14 octobre 2012
Hôtel Salomon de Rothschild

À travers un florilège exceptionnel d’œuvres issues de ses collections, le Musée des lettres et manuscrits a souhaité illustrer l’ensemble des thèmes abordés lors des conférences et débats des Premières rencontres internationales des lettres et manuscrits.
Ainsi, les écrits de Louis XIV, Catherine II de Russie, Napoléon Bonaparte, Gandhi, Roosevelt, de Gaulle, etc., ponctuent le parcours de cette exposition de documents autographes. La suite de la visite permet de plonger dans le processus de création d’œuvres d’écrivains majeurs : Goethe, Balzac, Hemingway, Saint-Exupéry, Breton ou Cocteau... Les relations entre auteurs et compositeurs sont également dévoilées grâce à la correspondance de Sand et Chopin ou Proust et Hahn. Enfin, les manuscrits de Kepler, Darwin, Freud, Curie, Einstein, etc., apportent un nouvel éclairage sur les bouleversements entraînés par leurs travaux dans notre perception de l’homme et de l’univers.

Pour en savoir plus sur les Premières Rencontres Internationales des lettres et manuscrits

Un mot de Gérard Lhéritier
Président fondateur du Musée des lettres et manuscrits
Président d’Aristophil
Directeur de publication du magazine Plume

Une génération s’est écoulée depuis que j’ai créé la société Aristophil, qui m’a permis de conjuguer ma vie d’homme passionné par les manuscrits, par leur histoire et par leur découverte, et ma vie professionnelle. Plus de huit ans ont passé depuis que j’ai ouvert le premier Musée des lettres et manuscrits, dans lequel nous montrons tout au long de l’année à un public toujours plus large et éclectique une petite partie des 80 000 trésors acquis par Aristophil pour ses milliers d’adhérents. Je suis heureux aujourd’hui de vous proposer, sous l’égide de l’une et l’autre, les Premières rencontres internationales des Lettres et Manuscrits. Ce concept inédit répond à l’intérêt croissant de notre époque pour ce mélange irremplaçable d’émotion et de savoir contenus dans les lettres, les manuscrits, les brouillons, croquis et partitions de nos grands créateurs, scientifiques, hommes politiques et historiques ou artistes. Le manuscrit va au plus intime de la personnalité. Celle des grands hommes dans tous les domaines fascine les spécialistes, les chercheurs et un public de plus en plus large. De cet intérêt, l’UNESCO lui-même témoigne magistralement, puisque l’actuelle
190e session du Conseil exécutif a inscrit à son ordre du jour, à l’initiative de l’Égypte, une proposition d’établissement d’une « Journée internationale des manuscrits ». Nous nous réjouissons d’œuvrer au sein de cette belle synergie. Les Rencontres internationales des lettres et manuscrits, c’est une cinquantaine d’intervenants, venus d’horizons très divers et dont la qualité nous rend fier et impatient de les entendre,qui ont répondu présent à notre appel, et qui viendront nous parler de leur amour du texte écrit, nous le lire, nous le jouer. Je vous invite à tourner les pages de ce programme pour en découvrir le détail et la richesse, tout au long de ces trois journées où se succèderont journalistes, écrivains, historiens, scientifi ques, biographes, musiciens et autres passeurs de l’écrit, afin de témoigner de la richesse et la force vivante de ce patrimoine. Place à l’émotion donc, également avec l’exposition de quelque 80 trésors déplacés pour l’occasion des vitrines du Musée des lettres et manuscrits. En souhaitant qu’elles soient les premières d’une longue série, je vous souhaite de belles Rencontres, tout en laissant le dernier mot aux frères Goncourt :
« Qui révélera mieux que la lettre autographe la tête et le cœur de l’individu ? Miroir magique où passe l’intention visible, et la pensée nue ! Ce papier taché d’encre, c’est le greffe où est déposée l’âme humaine. Quelle lumière dans la nuit du temps ! Quelle survie de l’homme ! Quelle immortalité des grandeurs et des misères de notre nature ! Quelle résurrection, - la lettre autographe, - ce silence qui dit tout ! »

La Lorraine en toutes lettres - Trésors du Musée des lettres et manuscrits au coeur de Nancy

Palais du Gouvernement, Place de la Carrière - Nancy (14 - 16 septembre 2012)

En s’associant à la manifestation « Le Livre sur la Place », le Musée des lettres et manuscrits a souhaité poursuivre sa politique de mise en valeur et de promotion du patrimoine écrit en présentant un florilège de ses plus belles pièces au public venu parcourir les allées du premier grand salon de la rentrée littéraire.

Cette exceptionnelle sélection de lettres et manuscrits permet notamment de mesurer l’importance de l’art épistolaire dans l’étude des hommes et des femmes qui ont marqué notre civilisation. En effet, comme l’ont écrit les frères Goncourt dans la préface de Portraits intimes du XVIIIe siècle (1857) : « Qui révélera mieux que la lettre autographe la tête et le cœur de l’individu ? […] Quelle résurrection, - la lettre autographe, - ce silence qui dit tout ! » Le style épistolaire apporte également un regard nouveau sur l’Histoire en tant que miroir d’une époque et reflet des mœurs et de l’esprit de ses contemporains.

Le florilège met par ailleurs en lumière la richesse de la vie artistique et culturelle de Nancy, de la Lorraine et de l’Est de la France grâce à des vitrines consacrées aux personnalités intimement liées à cette région, ou l’ayant profondément marquée. Ainsi, la prose d’Edmond de Goncourt et la poésie de Paul Verlaine sont mises à l’honneur dans les vitrines consacrées à la littérature. Les écrits et dessins de René Lalique et Émile Gallé ornant l’une des vitrines de l’exposition invitent le visiteur à (re)découvrir les sources d’inspiration de l’Art nouveau. Les notes d’Henri Poincaré proposent par ailleurs dans l’espace dédié aux sciences un nouvel éclairage sur l’universalité de son savoir mathématique. Enfin, des lettres des ducs de Lorraine, des maréchaux Foch et Lyautey et de Raymond Poincaré ponctuent le parcours chronologique de la section « Histoire ».

Manuscrits du 7e art, de l'écrit à l'écran

Salon du livre de Paris 2012 (16 au 19 mars 2012)

L’édition 2012 du Salon du Livre de Paris inaugure un nouvel espace patrimonial nommé « Trésors de Livres ». Au sein de cet espace, le Musée des lettres et manuscrits, en partenariat avec le magazine Plume, expose les plus belles œuvres de ses collections sur le thème du cinématographe, à travers une exposition axée sur l’une des cinq grandes thématiques du salon : « Du livre au film ». Manuscrits du 7èmeart, de l’écrit à l’écran offrira à ses visiteurs un émouvant voyage dans les cahiers du cinéma à travers une soixantaine de lettres et manuscrits des plus grands noms des arts et des lettres.

Les manuscrits des plus grands noms du cinéma français tiennent ainsi le haut de l’affiche de cette exposition abordant toutes les facettes de l'art de l'écriture porté à l'écran.

Présentés à travers deux grandes thématiques (« Le processus de création d’une œuvre cinématographique » et « Un certain regard »), ces écrits du 7e art mettent en lumière la manière de concevoir un film, les protagonistes qui oeuvrent à sa réalisation ainsi que les principales évolutions techniques liées à cette discipline.

Les manuscrits et scripts de films comme Manon des Sources de Pagnol, Le Palais des Mille et Une Nuits de Méliès ou Le Quai des brumes, écrit par Prévert pour Carné, invitent à assister, mot après mot, à la naissance d’un chef-d’œuvre cinématographique. Parallèlement, photographies de tournage et correspondances relatives aux acteurs, aux premiers tours de manivelle ou au financement des films, révèlent l’envers du décor de cet univers fascinant. Une vitrine spécialement consacrée à La Belle et la Bête de Jean Cocteau permet de découvrir l’histoire de cette féérie, de la genèse du projet à ses critiques.

Dans « Un certain regard », les artistes analysent et critiquent leurs œuvres, celles de leurs confrères ou le cinématographe. Pagnol déclare par exemple dans une interview : « Le cinéma, c’est le moyen d’expression le plus parfait de l’art dramatique. » Répondant à une enquête sur « Le cinéma est-il un art ? », Cocteau précise qu’« il serait fou de ne pas considérer comme un art (et même un très grand art) ce véhicule de poésie incomparable ». Marguerite Duras affirme quant à elle : « Le cinéma, c’est le spectateur qui le fait. Beaucoup plus encore qu’un livre, le lecteur. »

Ainsi, sous les plumes des plus grands noms du cinéma français, s’écrit et se projette l’histoire de cet art populaire que nous vous invitons à découvrir.

Voyage, exil : Lettres et manuscrits d'écrivains

La Roche sur Yon (18 avril - 23 mai 2009)

L’exposition intitulée Voyage, Exil : lettres et manuscrits d’écrivains  présente de précieux manuscrits témoignant de cette ferveur des écrivains à parcourir de nouveaux horizons. Le visiteur peut ainsi découvrir des carnets et récits de voyage d’écrivains connus pour leur goût du lointain comme Montherlant ou Gide. Des poèmes d’Éluard et de Baudelaire placés sous le signe de l’aventure. Des lettres d’exil comme celles d’Hugo depuis Guernesey et de Voltaire depuis Ferney. Également des correspondances amicales comme celle de Zola à Daudet, ou bien familiales comme une lettre de Verlaine à sa femme... Rarement dévoilés, ces trésors offrent une promenade intime avec les plus grands auteurs. Autant de personnalités aux parcours différents mais rassemblées autour d’un même thème : le Voyage…

Au sein d’un parcours thématique qui met à l’honneur une cinquantaine de pièces originales, l’exposition offre une balade littéraire ayant pour trame le voyage et l’exil. À travers de nombreux documents : récits de voyages, carnets de route, correspondances personnelles, récits de découvertes et d’explorations, poèmes, romans d’aventure ou imaginaires… ce sont tour à tour les écrits intimes et littéraires qui sont évoqués. Tout devient prétexte à l’écriture et la découverte de contrées lointaines, la connaissance de l’autre, l’exil forcé… ont largement nourri l’imaginaire et l’inspiration des écrivains. Des auteurs dont l’écriture reste toujours une terre d’exploration. De Chateaubriand à Éluard, de Lamartine à Gide en passant par Verlaine, Loti, Hugo et Cendrars, autant de noms qui ont marqué l’histoire de la littérature et du voyage et qui sont largement présents au sein de cette exposition. Des carnets de voyage aux romans, de la description d’un séjour à l’évocation d’un départ forcé, la littérature de voyage est riche de diversité.