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Le Musée des lettres et manuscrits met à la disposition d’institutions culturelles des expositions clef-en-mains. Celles-ci se composent de documents originaux, de panneaux explicatifs, de cartels des pièces, de cadres des portraits des auteurs présentés. L’installation de l’exposition peut être assurée par le personnel du Musée des lettres et manuscrits.
L’emprunteur met à la disposition du Musée des lettres et manuscrits une salle d’exposition aux normes de conservation préventive, ainsi que les vitrines. Dans le cas où ces normes ne pourraient être assurées, une présentation de fac-similés des pièces peut être envisagée. Ce partenariat fait l’objet d’un forfait, évolutif en fonction de l’importance de l’exposition, de la localisation, de sa durée…
Renseignements et demandes par courrier, téléphone ou email :

Musée des lettres et manuscrits
Expositions hors-les-murs
Guillaume Tozer
222, boulevard Saint-Germain - 75007 Paris

Tél. : 01 56 88 43 83
Mèl : guillaume.tozer@museedeslettres.fr

 

Le théâtre de Jean Cocteau, à travers les collections du Musée des Lettres et Manuscrits

Musée Paul-Dupuy - 13 rue de la Pleau 31000 Toulouse
du 28 juin au 1er septembre 2013

Dans le cadre de sa politique de promotion et de mise en valeur du patrimoine écrit, le Musée des Lettres et Manuscrits s’est associé cette année au Marathon des mots de Toulouse. Cet important festival littéraire, parrainé par Olivier Poivre d’Arvor, a attiré près de 60 000 visiteurs en 2012. À l’occasion de la 9e édition de la manifestation, le Musée présente, au Musée Paul-Dupuy, une exposition sur Le théâtre de Jean Cocteau, à travers les collections du Musée des Lettres et Manuscrits.

Le choix de la thématique de l’exposition n’est pas anodin. Il permet en effet de rendre hommage à trois artistes majeurs du 20e siècle dont on commémore en 2013 le cinquantenaire de la disparition pour Jean Cocteau et Édith Piaf et le centenaire de la naissance pour Jean Marais.

Les liens qui unissent Jean Cocteau à l’univers du théâtre sont profonds et remontent à sa plus tendre enfance. Cocteau a « contracté le mal rouge et or », référence aux décors chargés de lambris dorés et de rideaux pourpres des salles de théâtre, en assistant au cérémonial lié aux « départs de [s]a mère et de [s]on père pour le théâtre ». Il contemplait alors ses premiers spectacles, ceux de sa mère s’apprêtant devant le miroir, comme il le confia plus tard : « Lorsque j’étais enfant, le théâtre c’était ma mère. » La révélation finale lui vient peu après lorsqu’il assiste pour la première fois à une représentation théâtrale : Le Tour du Monde en 80 jours au Théâtre du Châtelet. Il y découvre la féérie du lieu, le métier de comédien et ses premiers monstres sacrés comme Sarah Bernhardt, Mounet-Sully, Édouard de Max ou Réjane. Dès lors, le charme de la « grotte de pourpre et d’or » agit sur lui de façon radicale et l’habite toute sa vie durant. Une vie au cours de laquelle il écrit ou adapte près de quarante tragédies, pièces de boulevard, farces, controverses, ballets, opérettes ou mimodrames.

L’exposition du Musée des Lettres et Manuscrits invite ainsi les visiteurs à (re)découvrir l’œuvre théâtrale de Jean Cocteau à travers un ensemble de manuscrits autographes, de correspondances, d’éditions originales, de photographies et de dessins relatifs aux pièces
suivantes : Le Gendarme incompris, Les Mariés de la tour Eiffel, Roméo et Juliette, Œdipe roi, Orphée, La Voix humaine, La Machine infernale, Les Chevaliers de la Table ronde, Les Parents terribles, La Machine à écrire, L’aigle à deux têtes.

Musée Paul-Dupuy
13 rue de la Pleau
31000 Toulouse
Tél. : 05 61 14 65 50
Du 28 juin au 1er septembre 2013
Ouvert du mardi au dimanche 10h - 18h
http://www.musees-midi-pyrenees.fr/musees/musee-paul-dupuy/

 

Le métier de biographe

Carré d'Art de Nîmes - 16, place de la Maison Carrée - 30 000 Nîmes
Du 25 janvier au 24 février 2013

Pour la deuxième année consécutive, le Musée des lettres et manuscrits s'associe au Festival de la biographie de Nîmes dont l'édition 2013 (du 25 au 27 janvier) a pour thème l’universalité de personnages illustres faisant ou ayant fait l’objet d'études biographiques : « Traces du XXe siècle : par delà les frontières, des hommes... ».

C'est dans ce cadre que le Musée présente dans la salle Soleil noir du Carré d'art de Nîmes une exposition d'écrits autographes en rapport avec le métier de biographe. Afin d'illustrer la thématique de 1'édition 2013, plusieurs grandes personnalités dont 1'aura revêt un caractère universel sont mises à l'honneur à travers les écrits de leur biographe : le manuscrit autographe signé de la biographié que Pieyre de Mandiargues consacra à Giorgio de Chirico et dans lequel il décrit le peintre comme étant « le plus inspiré de tous les artistes modernes » ; le précieux manuscrit préparatoire de 1'essai d'Edmond de Goncourt sur la vie et l’œuvre de Hokusai, le grand maître de 1'estampe japonaise, qui exerça une influence considérable en Occident comme au Japon ; une lettre d'Oscar Wilde adressée à Robert Sherard, son futur biographe, dans laquelle il lui communique certains renseignements le concernant ou relatifs à sa famille ; ainsi qu'un fragment autographe, unique vestige du texte original, intitulé Shakespeare and Racine (1894), de 1'hommage de Verlaine au plus grand poète et dramaturge anglais. Les travaux introspectifs lies aux mémoires autobiographiques sont également présentes, notamment grâce au manuscrit autographe signé de La Difficulté d'être de Jean Cocteau, mais également par le biais du manuscrit autographe ayant servi à Arthur Honegger pour la rédaction de son autobiographie, de celui de Maurice Utrillo, intitule Histoire de ma jeunesse jusqu'à ce jour, illustré par Georges Tiret-Bognet, ou bien encore du tapuscrit corrigé des Antimémoires d’André Malraux. À travers cette exposition, le Musée des lettres et manuscrits a souhaité souligner 1'importance des études biographiques dans la connaissance et la transmission de notre histoire. Car, comme le confiait le biographe André Maurois dans un beau plaidoyer intitule Les Joies de l'histoire : « L'initiation à l'histoire devrait commencer par la biographie. [...] Dans la biographie, grâce aux lettres et journaux intimes, auteurs et lecteurs atteignent à la connaissance des ressorts intérieurs. De tous les historiens, le biographe est celui qui unit le mieux les joies du romanesque et de la crédibilité. »

Antoine de Saint-Exupéry

Centre Universitaire Méditerranéen (C.U.M.) de Nice
Du 26 novembre au 1er décembre 2012

Riche d’un fonds composé de très nombreux écrits autographes d’Antoine de Saint-Exupéry, le Musée des lettres et manuscrits expose, dans le cadre du colloque Passion Saint-Exupéry au Centre Universitaire Méditerranéen (C.U.M.) de Nice, une sélection d’œuvres retraçant l’existence de l’un des auteurs les plus lus du XXe siècle.

À travers une vingtaine de lettres et manuscrits autographes emblématiques, le Musée des lettres et manuscrits vous invite à (re)découvrir toutes les facettes de l’œuvre et de la personnalité de Saint-Exupéry, homme aux multiples talents ayant revêtu tour à tour le costume d’écrivain, d’aviateur, de militaire ou bien encore d’artiste. Les documents sont présentés selon une scénographie originale dont les thématiques sont directement inspirées de l’œuvre de l’auteur : Saint-Exupéry, Un sens à la vie ; Saint-Exupéry, « Les Lettres à l’inconnue » ; Saint-Exupéry et le cinéma ; Saint-Exupéry, L’aviateur ; Saint-Exupéry, Pilote de Guerre.

Partagé entre sa passion du vol et son goût pour l’écriture, Saint-Exupéry mêle très tôt ses deux vocations, faisant de l’aviation le sujet privilégié de ses romans. Deux pièces en rapport avec deux œuvres majeures de l’écrivain sont ainsi exposées : le manuscrit autographe du chapitre central de Terre des hommes, intitulé Au centre du désert, inspiré de son accident d’avion dans le désert de Lybie lors de son raid Paris-Saïgon, et le tapuscrit corrigé avec dédicace autographe du roman Vol sur Arras.

La figure du Petit Prince est également omniprésente dans l’exposition. Saint-Exupéry avait pris pour habitude de dessiner, dans ses courriers ou sur des feuilles volantes, un petit personnage qui hantait son esprit, à mi-chemin entre l’autoportrait caricatural et la figure idéalisée de l’enfance. On retrouve donc fréquemment ce personnage dans les écrits de l’auteur comme c’est le cas dans les « Lettres à l’inconnue ».

Enfin, le Musée des lettres et manuscrits a souhaité insister sur l’engagement humaniste de Saint-Exupéry qui transparaît notamment dans un manuscrit rédigé vers 1942 dans lequel il confie : « Être homme c’est être responsable. Et dans la mesure où je suis homme je suis responsable du sort des H[ommes]. »

Trésors du Musée des lettres et manuscrits

Salon international du Patrimoine culturel
Carrousel du Louvre 8 - 11 novembre 2012

Le Musée des lettres et manuscrits expose un florilège de ses collections dont le contenu de certaines œuvres est étroitement lié à notre environnement et au respect de la nature. Les modes de déplacement « non polluants » seront ainsi mis à l’honneur avec la présentation d’un manuscrit intitulé Machine d’une nouvelle invention pour voler en l’air (1750) revisitant le mythe d’Icare, d’un album de dessins de Delacroix dans lequel l’artiste a notamment croqué chevaux et voiliers ou d’un manuscrit de Joseph Michel Montgolfier illustré d’un « parachute enflé », préfigurant la célèbre montgolfière. Par ailleurs, l’emploi de la force hydraulique sera illustré par l’un des volumes de planches de l’édition originale de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.

Ce florilège comprend également quelques-uns des plus beaux trésors du patrimoine écrit conservés par le Musée : le manuscrit autographe de Zazie dans le métro de Queneau, une lettre de van Gogh dans laquelle l’artiste compare Dickens à un peintre blanc et noir, une très précieuse lettre en anglais de Napoléon Ier adressée à son compagnon d’exil et mémorialiste Las Cases ou bien encore des manuscrits musicaux et partitions de Beethoven et de Ravel.

Enfin, trois acteurs du patrimoine culturel œuvrant dans le sens d’un patrimoine éco-responsable présenteront leur métier et leur savoir-faire sur le stand du musée : Frédérique Brun (restauratrice de papiers et de livres anciens), Florent Rousseau (artiste-relieur) et Serge Cortesi (maître calligraphe).

À la rencontre des trésors du Musée des lettres et manuscrits

12 - 13 - 14 octobre 2012
Hôtel Salomon de Rothschild

À travers un florilège exceptionnel d’œuvres issues de ses collections, le Musée des lettres et manuscrits a souhaité illustrer l’ensemble des thèmes abordés lors des conférences et débats des Premières rencontres internationales des lettres et manuscrits.
Ainsi, les écrits de Louis XIV, Catherine II de Russie, Napoléon Bonaparte, Gandhi, Roosevelt, de Gaulle, etc., ponctuent le parcours de cette exposition de documents autographes. La suite de la visite permet de plonger dans le processus de création d’œuvres d’écrivains majeurs : Goethe, Balzac, Hemingway, Saint-Exupéry, Breton ou Cocteau... Les relations entre auteurs et compositeurs sont également dévoilées grâce à la correspondance de Sand et Chopin ou Proust et Hahn. Enfin, les manuscrits de Kepler, Darwin, Freud, Curie, Einstein, etc., apportent un nouvel éclairage sur les bouleversements entraînés par leurs travaux dans notre perception de l’homme et de l’univers.

Pour en savoir plus sur les Premières Rencontres Internationales des lettres et manuscrits

Un mot de Gérard Lhéritier
Président fondateur du Musée des lettres et manuscrits
Président d’Aristophil
Directeur de publication du magazine Plume

Une génération s’est écoulée depuis que j’ai créé la société Aristophil, qui m’a permis de conjuguer ma vie d’homme passionné par les manuscrits, par leur histoire et par leur découverte, et ma vie professionnelle. Plus de huit ans ont passé depuis que j’ai ouvert le premier Musée des lettres et manuscrits, dans lequel nous montrons tout au long de l’année à un public toujours plus large et éclectique une petite partie des 80 000 trésors acquis par Aristophil pour ses milliers d’adhérents. Je suis heureux aujourd’hui de vous proposer, sous l’égide de l’une et l’autre, les Premières rencontres internationales des Lettres et Manuscrits. Ce concept inédit répond à l’intérêt croissant de notre époque pour ce mélange irremplaçable d’émotion et de savoir contenus dans les lettres, les manuscrits, les brouillons, croquis et partitions de nos grands créateurs, scientifiques, hommes politiques et historiques ou artistes. Le manuscrit va au plus intime de la personnalité. Celle des grands hommes dans tous les domaines fascine les spécialistes, les chercheurs et un public de plus en plus large. De cet intérêt, l’UNESCO lui-même témoigne magistralement, puisque l’actuelle
190e session du Conseil exécutif a inscrit à son ordre du jour, à l’initiative de l’Égypte, une proposition d’établissement d’une « Journée internationale des manuscrits ». Nous nous réjouissons d’œuvrer au sein de cette belle synergie. Les Rencontres internationales des lettres et manuscrits, c’est une cinquantaine d’intervenants, venus d’horizons très divers et dont la qualité nous rend fier et impatient de les entendre,qui ont répondu présent à notre appel, et qui viendront nous parler de leur amour du texte écrit, nous le lire, nous le jouer. Je vous invite à tourner les pages de ce programme pour en découvrir le détail et la richesse, tout au long de ces trois journées où se succèderont journalistes, écrivains, historiens, scientifi ques, biographes, musiciens et autres passeurs de l’écrit, afin de témoigner de la richesse et la force vivante de ce patrimoine. Place à l’émotion donc, également avec l’exposition de quelque 80 trésors déplacés pour l’occasion des vitrines du Musée des lettres et manuscrits. En souhaitant qu’elles soient les premières d’une longue série, je vous souhaite de belles Rencontres, tout en laissant le dernier mot aux frères Goncourt :
« Qui révélera mieux que la lettre autographe la tête et le cœur de l’individu ? Miroir magique où passe l’intention visible, et la pensée nue ! Ce papier taché d’encre, c’est le greffe où est déposée l’âme humaine. Quelle lumière dans la nuit du temps ! Quelle survie de l’homme ! Quelle immortalité des grandeurs et des misères de notre nature ! Quelle résurrection, - la lettre autographe, - ce silence qui dit tout ! »

La Lorraine en toutes lettres - Trésors du Musée des lettres et manuscrits au coeur de Nancy

Palais du Gouvernement, Place de la Carrière - Nancy (14 - 16 septembre 2012)

En s’associant à la manifestation « Le Livre sur la Place », le Musée des lettres et manuscrits a souhaité poursuivre sa politique de mise en valeur et de promotion du patrimoine écrit en présentant un florilège de ses plus belles pièces au public venu parcourir les allées du premier grand salon de la rentrée littéraire.

Cette exceptionnelle sélection de lettres et manuscrits permet notamment de mesurer l’importance de l’art épistolaire dans l’étude des hommes et des femmes qui ont marqué notre civilisation. En effet, comme l’ont écrit les frères Goncourt dans la préface de Portraits intimes du XVIIIe siècle (1857) : « Qui révélera mieux que la lettre autographe la tête et le cœur de l’individu ? […] Quelle résurrection, - la lettre autographe, - ce silence qui dit tout ! » Le style épistolaire apporte également un regard nouveau sur l’Histoire en tant que miroir d’une époque et reflet des mœurs et de l’esprit de ses contemporains.

Le florilège met par ailleurs en lumière la richesse de la vie artistique et culturelle de Nancy, de la Lorraine et de l’Est de la France grâce à des vitrines consacrées aux personnalités intimement liées à cette région, ou l’ayant profondément marquée. Ainsi, la prose d’Edmond de Goncourt et la poésie de Paul Verlaine sont mises à l’honneur dans les vitrines consacrées à la littérature. Les écrits et dessins de René Lalique et Émile Gallé ornant l’une des vitrines de l’exposition invitent le visiteur à (re)découvrir les sources d’inspiration de l’Art nouveau. Les notes d’Henri Poincaré proposent par ailleurs dans l’espace dédié aux sciences un nouvel éclairage sur l’universalité de son savoir mathématique. Enfin, des lettres des ducs de Lorraine, des maréchaux Foch et Lyautey et de Raymond Poincaré ponctuent le parcours chronologique de la section « Histoire ».

Manuscrits du 7e art, de l'écrit à l'écran

Salon du livre de Paris 2012 (16 au 19 mars 2012)

L’édition 2012 du Salon du Livre de Paris inaugure un nouvel espace patrimonial nommé « Trésors de Livres ». Au sein de cet espace, le Musée des lettres et manuscrits, en partenariat avec le magazine Plume, expose les plus belles œuvres de ses collections sur le thème du cinématographe, à travers une exposition axée sur l’une des cinq grandes thématiques du salon : « Du livre au film ». Manuscrits du 7èmeart, de l’écrit à l’écran offrira à ses visiteurs un émouvant voyage dans les cahiers du cinéma à travers une soixantaine de lettres et manuscrits des plus grands noms des arts et des lettres.

Les manuscrits des plus grands noms du cinéma français tiennent ainsi le haut de l’affiche de cette exposition abordant toutes les facettes de l'art de l'écriture porté à l'écran.

Présentés à travers deux grandes thématiques (« Le processus de création d’une œuvre cinématographique » et « Un certain regard »), ces écrits du 7e art mettent en lumière la manière de concevoir un film, les protagonistes qui oeuvrent à sa réalisation ainsi que les principales évolutions techniques liées à cette discipline.

Les manuscrits et scripts de films comme Manon des Sources de Pagnol, Le Palais des Mille et Une Nuits de Méliès ou Le Quai des brumes, écrit par Prévert pour Carné, invitent à assister, mot après mot, à la naissance d’un chef-d’œuvre cinématographique. Parallèlement, photographies de tournage et correspondances relatives aux acteurs, aux premiers tours de manivelle ou au financement des films, révèlent l’envers du décor de cet univers fascinant. Une vitrine spécialement consacrée à La Belle et la Bête de Jean Cocteau permet de découvrir l’histoire de cette féérie, de la genèse du projet à ses critiques.

Dans « Un certain regard », les artistes analysent et critiquent leurs œuvres, celles de leurs confrères ou le cinématographe. Pagnol déclare par exemple dans une interview : « Le cinéma, c’est le moyen d’expression le plus parfait de l’art dramatique. » Répondant à une enquête sur « Le cinéma est-il un art ? », Cocteau précise qu’« il serait fou de ne pas considérer comme un art (et même un très grand art) ce véhicule de poésie incomparable ». Marguerite Duras affirme quant à elle : « Le cinéma, c’est le spectateur qui le fait. Beaucoup plus encore qu’un livre, le lecteur. »

Ainsi, sous les plumes des plus grands noms du cinéma français, s’écrit et se projette l’histoire de cet art populaire que nous vous invitons à découvrir.

Voyage, exil : Lettres et manuscrits d'écrivains

La Roche sur Yon (18 avril - 23 mai 2009)

L’exposition intitulée Voyage, Exil : lettres et manuscrits d’écrivains  présente de précieux manuscrits témoignant de cette ferveur des écrivains à parcourir de nouveaux horizons. Le visiteur peut ainsi découvrir des carnets et récits de voyage d’écrivains connus pour leur goût du lointain comme Montherlant ou Gide. Des poèmes d’Éluard et de Baudelaire placés sous le signe de l’aventure. Des lettres d’exil comme celles d’Hugo depuis Guernesey et de Voltaire depuis Ferney. Également des correspondances amicales comme celle de Zola à Daudet, ou bien familiales comme une lettre de Verlaine à sa femme... Rarement dévoilés, ces trésors offrent une promenade intime avec les plus grands auteurs. Autant de personnalités aux parcours différents mais rassemblées autour d’un même thème : le Voyage…

Au sein d’un parcours thématique qui met à l’honneur une cinquantaine de pièces originales, l’exposition offre une balade littéraire ayant pour trame le voyage et l’exil. À travers de nombreux documents : récits de voyages, carnets de route, correspondances personnelles, récits de découvertes et d’explorations, poèmes, romans d’aventure ou imaginaires… ce sont tour à tour les écrits intimes et littéraires qui sont évoqués. Tout devient prétexte à l’écriture et la découverte de contrées lointaines, la connaissance de l’autre, l’exil forcé… ont largement nourri l’imaginaire et l’inspiration des écrivains. Des auteurs dont l’écriture reste toujours une terre d’exploration. De Chateaubriand à Éluard, de Lamartine à Gide en passant par Verlaine, Loti, Hugo et Cendrars, autant de noms qui ont marqué l’histoire de la littérature et du voyage et qui sont largement présents au sein de cette exposition. Des carnets de voyage aux romans, de la description d’un séjour à l’évocation d’un départ forcé, la littérature de voyage est riche de diversité.