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Le Musée des lettres et manuscrits organise trois expositions temporaires par an. 
En attendant les prochaines expositions, retrouvez la série Post Scriptum présentant les oeuvres majeures du Musée.

Post Scriptum Zazie dans le métro de Raymond Queneau

Zazie dans le métro de Raymond Queneau

Raymond QUENEAU
Le Havre, 1903 - Paris, 1976
Manuscrit autographe, notes préparatoires et tapuscrits originaux, datés du 17 août 1953 au 29 octobre 1958.

Queneau débute la rédaction de Zazie dans le métro au cours de l’été 1953 alors qu’il est en vacances dans le pays basque, à Bidart. Premier succès populaire de l’auteur, publié en 1959, l’histoire met en scène une galerie de personnages pittoresques et apparaît également comme une réflexion philosophique sur l'identité et la vérité. Ce succès, amplifié par l’adaptation cinématographique de Louis Malle (1960), repose notamment sur la liberté de langage du roman, passablement cru pour l’époque, avec des expressions mémorables comme la manie de Zazie d’ajouter à tout bout de phrase : « mon cul ! ». De plus, l’on retrouve
sur la première page du premier tapuscrit un exemple de ce que Queneau a nommé le « néo-français », caractérisé par une syntaxe et un vocabulaire typiques du langage parlé et par une orthographe plus ou moins phonétique. Ce style est en effet illustré par la fameuse interjection de départ proférée par Gabriel, l’oncle de Zazie : « Doukipudonktan », écrit deux fois à la main, la première fois abrégée par « Doukiputan ». Le deuxième tapuscrit corrigé comporte en page 23, ajoutée à la main, la fameuse phrase : « Tu causes, tu causes, c’est tout ce que tu sais faire. » Cet ensemble complet est des plus significatifs pour comprendre
le travail d’écriture de Queneau. On perçoit en effet toutes les étapes de la construction de ce roman, des toutes premières ébauches narratives, avec les plans et les diagrammes distribuant les personnages dans les cahiers préparatoires, jusqu’aux dernières retouches apportées aux expressions des personnages dans les pages dactylographiées corrigées.

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Post Scriptum Le Portulan

Atlas de 10 cartes marines ou portulans originaux peints sur parchemin

François Ollive [Fransiscus Oliva]
Atlas de 10 cartes marines ou portulans originaux peints sur parchemin

Marseille, 1658. Atlas in-folio de 10 portulans originaux à l’encre, aux encres de couleurs, et à la gouache, rehaussés à l’or sur parchemin dont 6 à double page, contrecollés sur cartons épais, réalisé par François Ollive, hydrographe et géographe célèbre pour la réalisation de portulans et guides à l’usage des pilotes côtiers dans toute l’Europe. Cet atlas se rapporte à la Méditerranée et renferme des cartes fort détaillées des principales îles.

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Post Scriptum Hernani de Victor Hugo

Hernani de Victor Hugo

Victor HUGO
Besançon, 1802 - Paris, 1885
Manuscrit d’Hernani, copie de la censure avec apostille signée par le directeur de la Comédie-Française et le ministre de l’Intérieur, datant de 1829, Paris.

Écrit entre le 27 août et le 24 septembre 1829, Hernani a brisé les canons du théâtre classique. La première qui eu lieu le 25 février 1830 au Théâtre-Français, a provoqué la célèbre « bataille d’Hernani », opposant l’avant-garde artistique de l’époque aux partisans des règles du classicisme, tout en consacrant le genre du drame romantique. Ce manuscrit, seule copie d’époque autorisée par l’auteur encore en mains privées, présente les modifications apportées par la censure. Il comporte l’attestation d’entrée au répertoire de la Comédie-Française et le visa de censure signé par le ministre de l’Intérieur. Les passages considérés comme portant atteinte à l’autorité royale ont été biffés par le censeur qui a inscrit en marge la mention « supprimé » et apposé son paraphe.

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Post Scriptum Einstein-Besso

Le manuscrit sur la relativité d'Einstein et Besso

Albert EINSTEIN
Ulm, Allemagne, 1879 - Princeton, États-Unis, 1955

Michele BESSO
Riesbach, Suisse, 1873 - Genève, id., 1955

Manuscrit autographe sur la relativité, [Berlin et Zurich, fin 1913 - début 1914].

Einstein a 18 ans lorsqu’il rencontre Besso à l’École Polytechnique de Zurich. En 1913, Einstein lui suggère de reprendre les travaux, entrepris avec le mathématicien Marcel Grossmann, pour généraliser la théorie de la relativité restreinte de 1905. Einstein sait qu’un des tests les plus probants d’une nouvelle théorie de la gravitation est l’explication de l’anomalie de l’orbite de la planète Mercure. Ainsi, ils calculent l’écart entre la trajectoire observée de celle-ci et la trajectoire calculée par la théorie de la gravitation de Newton. Le manuscrit Einstein-Besso prend forme, les deux scientifiques se renvoyant régulièrement les feuillets avec des ajouts mathématiques. Celui-ci comprend vingt-six pages rédigées par Einstein, vingt-cinq par Besso et trois reprenant des notes des deux collaborateurs. En 1915, Einstein poursuit seul les calculs et corrige les inexactitudes puis publie la version finale de la théorie de la relativité générale.

Découvrez ci-contre le Post Scriptum sur le manuscrit d'Einstein et de Besso.

Post Scriptum Young Mens Magazines de Charlotte Brontë

Second series of the Young Mens Magazines de Charlotte Brontë

Charlotte BRONTË
Thornton, 1816 - Haworth, 1855
Manuscrit autographe, intitulé Second series of the Young Mens Magazines. No Second, datant de septembre 1830.

La romancière britannique rédige ce manuscrit inédit à l’âge de 14 ans. Cette œuvre fait partie d’une série de Magazines écrits au cours de l’adolescence de Charlotte Brontë. Ils sont directement inspirés du Blackwood’s Magazine, revue mélangeant actualité internationale, faits divers et contes populaires, que Patrick Brontë lisait à ses enfants et qui alimenta fortement leur imagination. Young Men's Magazine s’inscrit ainsi dans l’univers fantastique de Glass Town, le plus ancien des mondes fictifs créés par les quatre enfants Brontë. Branwell rédige alors en parallèle le Branwell’s Blackwood’s Magazine, dans le même esprit que les Magazines de sa sœur, Charlotte. Le manuscrit présenté ici se compose de trois textes intitulés : « A letter from Lord Charles Wellesley » (« Lettre de Lord Charles Wellesley »), « The Midnight Song » (« Le Chant de Minuit ») et « Journal of a Frenchman [continued] » (« Journal d’un Français [suite] »). Le manuscrit se termine par une page d’« Advertisements » (« Annonces ») dans laquelle on peut notamment lire : « À saisir. Un cheval de toute beauté !!!! Pour celui qui sait comment tricher ». Les travaux de jeunesse des enfants Brontë revêtent une importance capitale, tant les univers créés au cours de cette période ont influencé leurs œuvres écrites à l’âge adulte. Ainsi, dans « A letter from Lord Charles Wellesley », on découvre une scène décrivant comment Caroline Krista met le feu au lit de Charles Wellesley. La description de cet acte de folie n’est pas sans rappeler l’une des scènes les plus connues du célèbre roman de Charlotte Brontë, Jane Eyre, lorsque Bertha, l’épouse démente de M. Rochester, met le feu au lit de son mari.

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Post Scriptum Cellulairement de Paul Verlaine

Cellulairement de Paul Verlaine

Paul VERLAINE
Metz, 1844 - Paris, 1896

Manuscrit autographe, intitulé Cellulairement, datant de 1873-1875, Bruxelles et Mons.

Condamné à deux ans de prison le 8 août 1873 pour avoir blessé Rimbaud de deux balles de revolver, Verlaine purge sa peine aux Petits-Carmes à Bruxelles, puis à Mons. C’est au cours de cette période douloureuse où s’entremêlent découragement, désespoir et crise mystique qu’il compose la majeure partie des poèmes de Cellulairement. Le manuscrit, qui évoque de manière saisissante la brouille entre les deux anciens amants ainsi que l’expérience carcérale de Verlaine, est composé de trente-deux poèmes n’ayant jamais fait l’objet d’une publication sous la forme d’un recueil du vivant de l’auteur. Ils ont, en revanche, été insérés dans d’autres recueils tels que Sagesse (1880), Jadis et Naguère (1884), Parallèlement (1889) et Invectives (1896), puis dans les Œuvres posthumes. Le manuscrit est classé Trésor national depuis le 20 janvier 2005.

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Post Scriptum "Garde-manger" de Balzac

Pensées, sujets, fragmens de Balzac

Honoré de BALZAC
Tours, 1799 - Paris, 1850
Carnet de notes, intitulé Pensées, sujets, fragmens, datant de 1830-1847.

Balzac utilisa ce carnet, composé de cinquante-six feuillets, de 1830 à 1847. Les notes, souvent jetées à la hâte, s’enchevêtrent sans ordre apparent. Laure Surville, la soeur de l’écrivain, dans son petit livre de souvenirs intitulé Balzac, sa vie et ses oeuvres d’après sa correspondance, nous apprend que Balzac, évoquant son carnet, le qualifiait de « Garde-manger ». Ce document nous révèle les étapes de la création littéraire de ses principales œuvres. La Comédie humaine s’élabore ici sous nos yeux, tandis que le canevas des Paysans tient en cinq lignes et que celui du Père Goriot est présenté ainsi : « Sujet du Père Goriot. - Un brave homme - pension bourgeoise - 600 fr. de rente - S’étant dépouillé pour ses filles qui toutes deux ont 50 000 fr. de rente, mourant comme un chien. » L’homme transparaît également aux côtés de l’auteur par l’intermédiaire de notes relatives à ses dettes personnelles et à l’organisation de sa discipline de travail.

Découvrez ci-contre le Post Scriptum sur le "Garde-manger" de Balzac.

Post Scriptum Lettres à l'inconnue de Saint-Exupéry

Lettres à l'inconnue de Saint-Exupéry

Antoine de SAINT-EXUPÉRY
Lyon, 1900 - Disparu en vol, 1944
Manuscrits autographes illustrés d’aquarelles de l’auteur, [avril 1943 - mai 1944].

Saint-Exupéry s'adresse à une jeune officier de l'armée française de 23 ans (il en a 43), rencontrée en Algérie. Elle reste sans doute sa dernière histoire d’amour, amour malheureux et à sens unique, puisque la jeune femme ne se laissa jamais séduire, semble-t-il. Éconduit, impuissant, Saint-Exupéry laisse parler le Petit Prince, solitaire et mélancolique : « C’est triste… on ne pense pas à me téléphoner… » Cette tristesse enfantine est parfois surmontée par la rancœur : « elle ne me téléphone pas… je me brouille avec elle » ; les accusations : « Le Petit Prince est mort » ; et finalement transformée en résignation : « Je vous en ai voulu de me laisser attendre, et non de n’être pas venue. » Ces superbes dessins avec paroles présentent un Petit Prince encore plus abouti esthétiquement et émotionnellement que celui de l’édition originale de New York, publiée en avril 1943.

Découvrez ci-contre le Post Scriptum des Lettres à l'inconnue de Saint-Exupéry.

Post Scriptum Cocteau et Laurencin

Marie Laurencin par Jean Cocteau

Jean COCTEAU
Maisons-Laffitte, 1889 - Milly-la-Forêt, 1963
Manuscrit autographe, datant de mars 1922, Paris.

Ce manuscrit écrit par Cocteau et illustré conjointement avec Marie Laurencin se compose de six feuillets et de deux portraits (la reproduction d’un portrait contrecollé de Cocteau par Laurencin de 1921 et un autoportrait de Marie Laurencin de 1923). Il est recouvert d’une belle couverture illustrée sur laquelle Cocteau a calligraphié : « Marie Laurencin par Jean Cocteau ». Ce document est un beau témoignage d’amitié dans lequel Cocteau fait une description très poétique et drôle de son amie : « cheveux inhumains, sourcils invisibles, nez absent ».

Découvrez ci-contre le Post Scriptum sur Marie Laurencin par Jean Cocteau.

Post Scriptum story-board d'Alfred Hitchcock

Le Grand Alibi d'Alfred Hitchcok

Alfred HITCHCOCK
Leytonstone, Angleterre, 1899 - Los Angeles, 1980
Story-board autographe de Stage Fright (Le Grand Alibi), [ca. 1949].

Stage Fright (Le Grand Alibi) a été tourné à Londres en 1950 avec, dans les rôles principaux, Marlene Dietrich, Richard Todd et Jane Wyman. Ce story-board est une parfaite illustration de la méthode de travail du « maître du suspence ». Chaque scène est entièrement dessinée, plan par plan, selon l’angle de vue souhaité. Ainsi, les story-boards d’Hitchcock sont une préfiguration exacte de ce qui va apparaître à l’écran. Lorsque le tournage commence, le réalisateur n’a plus qu’à suivre son canevas, minutieusement élaboré, laissant le moins de place possible à l’improvisation. Les dessins des plans sont souvent accompagnés d’indications autographes concernant notamment les mouvements de caméra ou la direction dans laquelle le personnage doit diriger son regard.

Découvrez ci-contre le Post Scriptum sur le story-board d'Hitchcock.

Post Scriptum Manifeste du surréalisme d'André Breton

Manifeste du surréalisme d\'André Breton

André BRETON
Tinchebray, 1896 - Paris, 1966
Manuscrit autographe, intitulé Manifeste du surréalisme, datant de juin - août 1924, Lorient - Paris.

Ce manuscrit original, extrêmement travaillé, constitue l’acte fondateur d’un des principaux mouvements littéraire et artistique du XXe siècle. Breton envisage, lorsqu’il commence à l’écrire, de faire un avant-propos au recueil de textes automatiques Poisson soluble, édité dans le même volume que le Manifeste, comme en témoigne le mot « préface », barré en tête de la première page. Le choix du titre Manifeste du surréalisme dénote une portée revendicative et polémique beaucoup plus nette. Breton procède à une réhabilitation inconditionnelle des droits de l’imagination. Il relate la découverte du surréalisme, qui s’efforce d’ « exprimer le fonctionnement réel de la pensée », au-delà des contingences du langage, des convenances sociales, et établit « une fois pour toutes » une définition du terme.

Découvrez ci-contre le Post Scriptum sur le Manifeste du surréalisme d'André Breton.

Post Scriptum Témoignage d'une rescapée du Titanic, Helen Churchill Candee

Témoignage d\'une rescapée du Titanic, Helen Churchill Candee

Helen CHURCHILL CANDEE
New-York, 5 octobre 1858 - York Harbor, Maine, 23 août 1949

Manuscrit autographe de 42 pages à l’encre verte.

Voyageant en première classe, Helen relate dans un premier temps l’insouciance et la joie des passagers, fiers de se trouver sur ce symbole du génie humain qu’est le Titanic. Puis débute la terrible, poignante et minutieuse description de la nuit du 14 au 15 avril 1912. Elle revient sur le choc ressenti lorsque le bateau percuta l’iceberg, sur « le bruit abasourdissant » des fusées de détresse. Elle embarque sur le canot de sauvetage n°6 et voit « l’étrave endommagée » disparaître sous l’eau. Ce document inédit et exceptionnel a inspiré le scénario du célèbre film de James Cameron.

Découvrez ci-contre le Post Scriptum sur le témoignage d'Helen Churchill Candee.