Musée des Lettres et Manuscrits à Paris
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Date de parution : 12/2009
Le Musée dans le top 10 du « Point »
Source : Le Point

Dans son spécial Retro 2009, le journal Le Point cite le testament de Louis XVI - retrouvé par le Musée des lettres et manuscrits - parmi les 10 découvertes les plus importantes de l'année 2009.

Voici le classement complet :

1. Les plus grandes empreintes de dinosaures jamais connues. Trouvées dans le Jura, elles mesurent entre 1,20 et 1,50 mètre de diamètre.
2. Jean-Pierre Treiber, dans un studio à Melun, après deux mois de cavale.
3. De la glace sur la Lune. Cette révélation conforte le projet de la Nasa d’implanter une base lunaire.
4. Susan Boyle, star du télécrochet « Britain’s Got Talent ». Son premier album bat des records de vente outre- Atlantique.
5. Le crâne de Hitler est celui d’une femme. C’est ce qu’a révélé l’ADN du morceau d’os des Archives de Moscou supposé avoir appartenu au Führer.
6. 9 millions d’euros dans un box. Ceux que le convoyeur de fonds Toni Musulin avait planqués.
7. La première découverte d’un robot. Adam a mis tout seul en place des expériences pour vérifier ses hypothèses sur les mécanismes des levures.
8. Le testament de Louis XVI. Disparu depuis deux siècles, il a été retrouvé chez un collectionneur américain. Il va rejoindre le musée des Lettres et Manuscrits, à Paris.
9. Un ensemble d’argenterie gallo-romaine enveloppé de tissus très bien conservés, à Reims.
10. La lumière émise par l’explosion d’une étoile distante de 13,1 milliards d’années-lumière. C’est la plus lointaine jamais observée.


Date de parution : 12/2009
La lettre du suicide de Baudelaire
Source : ActuaLitté

Le 2 décembre 2009, Gérard Lhéritier -le fondateur du Musée des Lettres et Manuscrits - est devenu le détenteur de la Lettre du suicide de Baudelaire.

Voici un entretien publié sur le site ActuaLitté :

ActuaLitté : Un bon poète est un Baudelaire mort, titrait BibliObs : pensez-vous que les honneurs soient inhérents au décès en poésie ?
Gérard Lhéritier : Non pas du tout. Baudelaire était déjà célèbre de son vivant. Ce qui s'est passé lors de cette vente (comme beaucoup d'autres ventes) c'est la volonté et le désir des collectionneurs de lettres autographes livres et manuscrits de posséder l'une des lettres ou autres documents rares du poète. C'était la dernière vente, chacun savait qu'il n'y en aurait plus.(3e et dernière succession). Une lettre autographe ou un exemplaire des Fleurs de 1857 sont extrêmement rares et demandés.

Hugo, Proust ou Céline n'ont pas attendu d'être morts pour être célèbres

ActuaLitté : Que ressent-on en prenant possession de ces artefacts ?
Gérard Lhéritier : Le terme artefact ne convient pas ici. Je dirais plutôt qu'en prenant possession de ces Trésors, on ressent énormément d'émotion en touchant le papier même que les mains de Charles Baudelaire ont tenu. Ce sont des "Souvenirs" qu'un très large public va pouvoir toucher des yeux au sein du Musée des Lettres et Manuscrits de Paris.

ActuaLitté : Les pièces iront rejoindre l'actuelle collection du Musée des lettres et manuscrits, quelles sont les autres pièces que vous feriez remarquer au visiteur, celles qui vous touchent ?
Gérard Lhéritier : Elles sont nombreuses et variées. Le public va découvrir aux côtés de Baudelaire une collection inédite de lettres et manuscrits de Marcel Proust, des lettres exceptionnelles sur la Recherche. Ou tout simplement les lettres inconnues, des Hommes et des Femmes de la Révolution, comme celles de la sublime Charlotte CORDAY qui écrit de sa cellule au "Comité" pour demander qu'un dessinateur vienne faire un dernier portrait, ainsi que le procès-verbal de son interrogatoire paraphé par elle. Et puis nous réservons une énorme surprise à notre public sur Honoré de Balzac....(autre découverte)


Gérard Lhéritier est Président d’Aristophil et fondateur du Musée des Lettres et Manuscrits.


Date de parution : 08/2009
Boris Vian et Saint-Germain-des-Prés
Source : Arts et métiers du Livre

En 1959, disparaissait Bons Vian, artiste aux multiples facettes, écrivain, poète, parolier, chanteur, trompettiste, figure emblématique du Saint-Germain-des-Prés d'après-guerre. Pour célébrer le 50e anniversaire de sa mort, le Musée des Lettres et Manuscrits se propose de nous faire revivre l'effervescence qui régna sur la rive gauche à cette époque.

Après Montmartre et Montparnasse qui connaissent dans le passé leurs heures de gloire, Saint-Germain dès-Prés s'impose après la Libération comme le quartier à la mode. La jeunesse de l'époque retrouve, après des années de privations, le goût de la fète dans les caves de la rive gauche, au Tabou, à la Rose Rouge, au Club Saint-Germain. Mais tout a véritablement commencé au Bar Vert, rue Jacob, en 1944. On y croise Roger Vaillant Raymond Queneau, Henri Pichettejean-
Paul Sartre, Juliette Gréto, Antonin Artaud ou Maurice Merleau Poney.
(...)
En 1947, le groupe d'amis investit le Tabou où sont organisées les fameuses nuits (Nuit de la Jungle, Nuit londonienne, Nuit de l'automne, Nuit des
pompiers, Nuit gitane ) qui rassemblent les habitués du quartier Puis vient l'époque du Club Saint-Germain, inaugure en 1948, où Boris Vian accueille le grand Duke Ellington et initie les français au jazz américain.
(...)
Le Musée des Lettres et Manuscrits réunit autour de ce personnage-clé des nuits germanopratines ses amis Sartre, Beauvoir, Prevert, Queneau, Beckett, Audiberti, Isou, Pomerand, Hugnet, Gréco et tant d'autres, à l'origine ou issus des principaux courants artistiques et littéraires de l'époque, à travers
correspondances, manuscrits littéraires, textes de chansons, dessins, photographies, coupures de presse, pochettes de disques.

Stéphanie Durand-Gallet


Date de parution : 08/2009
Boris Vian et le Bel Ami font revivre le dandysme de Saint Germain des Prés
Source : Bel Ami Trend

Lorsque l’on bat le pavé germanopratin, il arrive encore de discerner le souffle ardent des années fastes d’un Saint Germain mythique, où les zazous se nourrissaient d’une élégante désinvolture. Dans l’atmosphère feutrée de l’hôtel Bel Ami, ce dandysme de circonstance demeure et offre la vision d’un Boris Vian installé au BA Bar, jouissant en bonne compagnie des plus belles heures du jazz au rythme des soirées BAZZ.
Si la vie sulfureuse de l’agitateur du Tabou vous fascine, rendez-vous à deux pas de l’hôtel au Musée des Lettres et Manuscrits, qui célèbre le cinquantième anniversaire de sa mort à travers un sublime hommage. Vian, l’écrivain prolixe, le chanteur subversif, est le sujet d’une exposition particulièrement intéressante qui décrypte sous le prisme des correspondances, textes et manuscrits de ce dandy contestataire, la déferlante d’idées philosophiques et littéraires qui ont marqué le 20ème siècle.


Date de parution : 07/2009
Toute la grande époque de Saint-Germain-des-Près
Source : Point de vue

Toute la grande époque de Saint-Germain-des-Près : Sartre, Beauvoir, Prévert, Queneau, Beckett, Gréco… Autant de figures qui entourent celle de Boris Vian, disparu il y a cinquante ans. Correspondances, manuscrits, textes de chansons, dessins, photographies témoignent de cette effervescence créative qui, après Montmartre et Montparnasse, fit, durant l’immédiat après-guerre, la légende de ce quartier phare de la culture. Des trésors prêtés, entre autres, par la Fondation Boris Vian et par Gérard Lhéritier, fondateur du musée des Lettres et des Manuscrits et de la société Aristophil.

Cette dernière avait acheté l’année dernière le manuscrit du Manifeste du surréalisme d’André Breton et elle vient d’acquérir le « testament politique » de Louis XVI, d’une incalculable valeur historique.

A. C.-T.

«L’Écume des années Vian », musée des Lettres et Manuscrits, 8, rue de Nesle, 75006 Paris. Tél. : 01 40 51 02 25. www.museedeslettres.fr

A. C.-T.


Date de parution : 24/05/2009
Un somptueux manuscrit bourguignon du XVe siècle exhumé
Source : Bien Public

En même temps qu'il annonçait le retour en France d'un manuscrit historique rédigé par Louis XVI, le 20 juin 1791, veille de la « fuite à Varennes », on a appris que le collectionneur français Gérard Lhéritier venait aussi de se porter acquéreur d'une pièce qu'on peut considérer comme un « monument historique » bourguignon, un manuscrit de l'« Histoire d'Alexandre le Grand de Quinte Curce, traduite en français par l'humaniste portugais Vasque de Lucenne, pour la Cour de Bourgogne des grands ducs valois.

Voici un extrait d'un article publié dans Le Bien Public du 24 mai 2009 :

En même temps qu'il annonçait le retour en France d'un manuscrit historique rédigé par Louis XVI, le 20 juin 1791, veille de la « fuite à Varennes », on a appris que le collectionneur français Gérard Lhéritier venait aussi de se porter acquéreur d'une pièce qu'on peut considérer comme un « monument historique » bourguignon, un manuscrit de l'« Histoire d'Alexandre le Grand de Quinte Curce, traduite en français par l'humaniste portugais Vasque de Lucenne, pour la Cour de Bourgogne des grands ducs valois. Il est illustré de 17 peintures en grisaille réalisées par le peintre attitré de Jean de Wavrin. Ce peintre était surnommé Maître du Champion des Dames.
Gérard Lhéritier s'était déjà illustré récemment en rapatriant en France, venant d'Amérique où il les avait acquises auprès d'un particulier, 503 « lettres de Napoléon » (qui firent l'objet entre décembre 2008 et mars 2009 d'une exposition aux Invalides), et de deux autres pièces tout aussi « historiques », le manuscrit du Manifeste du surréalisme et le Poisson soluble d'André Breton.
La traduction de L'histoire d'Alexandre de Quinte Curce avait été commandée à Vasque de Lucene par la duchesse Isabelle de Portugal, épouse du duc Philippe le Bon, pour l'« édification » de son fils Charles qui deviendra plus tard Charles le Téméraire.
(...)

Un manuscrit de plusieurs milliers d'euros

L'ouvrage que vient d'acquérir M. Gérard Lhéritier compte 262 feuillets. Il a été acheté lors d'une vente privée. A quel prix ? « Plusieurs milliers d'euros » se contente de commenter l'heureux acquéreur. « Plusieurs millions d'euros »... Pour tenter de juger de l'importance de la chose, il faut savoir que le lot comprenant le Manifeste du surréalisme et le Poisson soluble, a été acquis, il y a quelque mois, par le même Gérard Lhéritier pour la somme de 3,6 millions d'euros, frais compris.
D'où vient ce document ?
« Il provient d'une bibliothèque oubliée », indique M. Lhéritier.
Une bibliothèque oubliée est une bibliothèque privée dont la trace, à un moment donné, se perd pour le grand public. La bibliothèque « oubliée » d'où est sorti ce manuscrit était la bibliothèque d'une riche famille de Lille, toujours transmise de père en fils depuis le milieu du XIXe siècle. Cette bibliothèque comprenait, et comprend encore, de très beaux lots de manuscrits et d'incunables (livres imprimés avant l'an 1500). Ceci en dépit des dommages importants qu'elle a subis pendant les deux guerres mondiales, Lille s'étant trouvé à plusieurs reprises au milieu des combats.


Source de l'article : Un somptueux manuscrit bourguignon du XVe siècle exhumé

Michel Limoges


Date de parution : 21/05/2009
Le testament politique de Louis XVI retrouvé
Source : Le Figaro

Le "testament politique" de Louis XVI, une pièce majeure de l'histoire de France, a été retrouvé aux États-Unis et acquis par le collectionneur Gérard Lhéritier, président de la société Aristophil comme l'a révélé Le Figaro dans son édition du mercredi 19 octobre 2009. Le manuscrit intitulé "Déclaration à tous les Français" sera bientôt exposé au Musée des lettres et manuscrits.

Voici un extrait d'un article publié dans Le Figaro du 20 mai 2009 :

Avant de fuir en juin 1791, le roi de France avait rédigé un texte pour se justifier. Le manuscrit, qui avait disparu, a été découvert aux États-Unis.

Il avait disparu depuis la Révolution française. Il se cachait dans une collection américaine où il vient d'être acquis par un Français, collectionneur de manuscrits anciens. Le testament politique de Louis XVI est une œuvre politique majeure, datant de la fuite à Varennes, dans la nuit du 20 juin au 21 juin 1791. Avant de partir, Louis XVI a probablement quelques scrupules. Il pense enfin pouvoir échapper à l'Assemblée constituante mais il ne veut pas quitter Paris sans laisser un document expliquant les raisons de sa fuite. Il entend s'adresser à son peuple. Aussi rédige-t-il cette Déclaration à tous les Français, un manuscrit de seize pages in quarto, qui deviendra, selon la tradition historique, son «testament politique» (à ne pas confondre avec le testament qu'il rédigera dans la prison du Temple avant de monter sur l'échafaud et qui est plus personnel et moral). Le roi demandera à La Porte, son intendant, de déposer le lendemain de sa fuite cette Déclaration sur le bureau du président de l'Assemblée, qui est alors Alexandre de Beauharnais. L'histoire se télescope : celui qui recueille le testament du dernier roi de l'Ancien Régime n'est autre que le premier époux de Joséphine, la future impératrice des Français ! Le monde est petit.
Dans ce texte long et parfois assez mal structuré, Louis XVI entend exprimer sa conception politique la plus profonde. Au moment de le rédiger, il se sent libéré des contraintes, des faux-semblants et des réserves qu'il a toujours dû s'imposer depuis le début de la Révolution. Il déclare même, au moment de partir, qu'«une fois le cul sur la selle, il serait tout autre». Se voyant déjà loin de Paris et de l'Assemblée, il livre sa véritable conception des événements révolutionnaires, depuis la réunion des États généraux, et exprime son idéal politique, une monarchie constitutionnelle avec un monarque puissant.

C'est donc un texte d'une portée considérable. Dans sa biographie de Louis XVI, Jean-Christian Petitfils, insiste à juste titre sur son caractère essentiel pour bien comprendre l'évolution de la pensée du monarque : «La plupart des historiens, écrit Petitfils à propos de la déclaration royale, ne lui ont pas donné l'importance qu'elle mérite. Ils l'ont soit négligée, soit hâtivement lue et commentée» (1). Son contenu n'était en effet pas ignoré des savants, dans la mesure où le texte a été reproduit dans de nombreux documents parlementaires, notamment les Archives parlementaires (publiées sous le Second Empire), mais l'original avait disparu. C'est lui qui vient enfin d'être retrouvé. Il ne fait aucun doute qu'il s'agit du document authentique. Son acquéreur, Gérard Lhéritier, président de la société Aristophil, une société qui achète des manuscrits anciens et propose ensuite à des collectionneurs de devenir en partie propriétaires de ces documents (tout en les conservant dans son Musée des lettres et manuscrits), insiste sur son caractère unique. «C'est une pièce exceptionnelle, vibrante d'histoire, que nos experts ont pu retrouver aux États-Unis.» Cette certitude est confirmée par des spécialistes de grand renom, comme Thierry Bodin, expert en autographes près la cour d'appel de Paris. Pour ce dernier, la paternité du document est évidente. «C'est la signature du roi et, surtout, il a été paraphé et signé par le président de l'Assemblée nationale, Alexandre de Beauharnais.» D'autant que la prise de Gérard Lhéritier est double. Il y a non seulement le document en lui-même mais un autre manuscrit de huit pages rédigées par le propre frère de Louis XVI, le comte de Provence, futur Louis XVIII. Ce texte avait été demandé par le roi à son frère peu de temps avant son départ, afin que celui-ci retrace les injustices subies par la famille royale depuis 1789. C'était une manière d'impliquer le comte de Provence dans le projet de fuite et le contraindre, par la même occasion, de quitter Paris le même jour (le roi craignait que son frère, qui n'avait pas toujours été tendre avec le couple royal, ne cherche à profiter de son départ pour se hisser sur le trône). Jugées trop agressives à l'égard de l'Assemblée, les remarques du comte de Provence ne furent pas toutes reprises par Louis XVI, qui commentera puis écartera ces huit pages.

(..)
La rédaction du texte lui a pris à peu près quatre ou cinq mois de réflexion. Il y a travaillé seul, à l'insu de ses ministres, et il n'y associera son frère qu'à la dernière minute, le samedi 18 juin, comme en témoigne ce dernier. On sait comment tout cela finira. Son arrestation à Varennes va, comme le rappelle Mona Ozouf, se révéler fatale pour la monarchie. La déclaration du roi se montrera bien incapable de lui sauver la mise. Bien au contraire. Le prestige de la monarchie sera pour jamais terni par cette équipée malheureuse. Pourtant, comme le remarque à juste titre Jean-Christian Petitfils, ce testament politique de Louis XVI prouve que le roi n'avait jamais été aussi conciliant. C'est ce triste paradoxe que met en évidence le document laissé à l'Assemblée : «Jamais Louis XVI n'avait été aussi proche de la Révolution qu'en fuyant la capitale. Sur la route de Varennes, il était devenu un souverain constitutionnel, à la recherche, hélas, d'une impossible Constitution». De toute cette histoire tragique, il ne reste plus aujourd'hui qu'un seul témoignage, ce manuscrit oublié.

Pour lire l'article complet : "Le testament politique de Louis XVI retrouvé

Jacques de Saint Victor


Date de parution : 03/2009
Tourner les plus belles pages avec Napoléon
Source : Nice-Matin

Perfide Joséphine qui prétexte une grossesse pour ne pas rejoindre son général de mari à Milan où il se trouve bien seul. Bonaparte, couvert de gloire, écrit pourtant des mots tendres pour tenter de la convaincre : « Je n'ai pas passé un jour sans t'aimer, pas une nuit sans te serrer dans mes bras ». Un courrier de sa main et signé « BO » en date du 30 mars 1796 qu'il confie à son aide de camp, Joachim Murat, chargé de ramener sa belle épouse. Mais Joséphine n'en a cure et reste à Paris. Le 17 mai de la même année, le général en chef de l'armée d'Italie fait brièvement allusion au « petit enfant » dans une lettre émouvante et il ajoute : « cette ville est belle, mais tu n'es pas là. Tu es malade, cela m'interdit tout plaisir. »
Bonaparte l'amoureux, bien mal payé en retour (l'union du couple date du 9 mars 1796). Joséphine écrira pourtant le 18 juin 1798 à son ancien amant Barras, alors que son mari est parti en Egypte : « Je suis si chagrine d'être séparée de lui ». Elle réclame des nouvelles dans un petit feuillet double couleur ivoire dont les contours sont coloriés en vert... espérance.
C'est le coeur serré par l'émotion (sincère celle-là) que l'on découvre ces petits trésors oubliés où plutôt ravis au public par un riche collectionneur américain. Spécialisée dans les lettres et documents anciens, la société Aristophil a acquis et rapatrié en France cette magnifique collection qui regroupe 503 documents écrits ou signés par l'Empereur ou ses proches.
(...)
« Napoléon, l'Aigle et la plume », c'est le thème de cette superbe exposition organisée en partenariat avec le Musée de l'armée et la fondation Napoléon qui nous fait découvrir un homme multiple, le chef militaire, le conquérant, le politique, l'administrateur, l'époux fidèle et le séducteur, le chef de famille et in fine, le captif.

Hélène Romani


Date de parution : 02/2009
L'Aigle et la Plume - Le retour des manuscrits
Source : Napoleon.org

La plus importante collection privée de lettres et manuscrits de l'Empereur Napoléon Ier, est présentée aux Invalides. Cette collection unique de documents d'époque, réunis pendant une trentaine d'années aux Etats-Unis, retraverse l'Atlantique pour s'exposer en France grâce à la société Aristophil, en partenariat avec la Fondation Napoléon, puis au Musée des Lettres et Manuscrits.
Cet ensemble rassemble plus de 500 précieux documents.
Toute la vie de l'Empereur est ici retracée, depuis les débuts du jeune lieutenant amoureux jusqu'aux dernières volontés du captif de Sainte-Hélène.

Une collection de 503 lettres, manuscrits et documents signés par Napoléon dont :
• 9 lettres autographes signées ;
• 12 manuscrits autographes ;
• 424 lettres signées ;
• 56 documents ou titres (ou actes) signés ;
• 2 manuscrits signés.
Soit 1500 pages, principalement écrites lorsqu'il était empereur et qui couvrent sa carrière depuis ses débuts (un carnet de l'école
militaire avec ses annotations) à Sainte-Hélène (ses dernières volontés, testament) et un livre de
comptes pour l'année 1809.
Correspondance à diverses personnalités mais principalement à sa cour et à sa famille :
• avec une extraordinaire lettre d'amour à Joséphine ;
• des lettres à son fils adoptif le prince Eugène Napoléon, le vice-roi d'Italie ;
• à son oncle, le cardinal Fesch ;
• à sa soeur le princesse Pauline Borghèse ;
• aux comtes Bertrand et Mollien ;
• au duc de Feltre, son ministre de la guerre ;
• à Murat, roi de Naples ;
• à la comtesse de Montesquiou, gouvernante du roi de Rome (l'aiglon).
La collection contient également :
Un ensemble de lettres :
• 6 lettres de Joséphine ;
• 1 lettre de Marie-Louise ;
• 5 lettres du duc de Wellington ;
• 4 lettres de l'amiral Nelson ;
• 19 documents signés par le roi George IV se rapportant à des traités officialisant la fin des guerres napoléoniennes.
Un ensemble de livres :
• 50 livres ayant appartenu à Napoléon, dont 27 livres de sa bibliothèque avec son blason, incluant son exemplaire personnel
d' État Militaire de France, un manuel militaire d'élève officier que, jeune lieutenant, il posséda et qui est grandement annoté
de sa main ;
• 1 exemplaire d'un poème satirique anti-anglais intitulé Goddman ! Napoléon avait ce livre avec lui à la bataille de Waterloo.
Un ensemble d'objets impériaux :
• un compas cadran solaire que Napoléon a transporté avec lui toute sa vie. Cet instrument fait main, tout en argent, avait
appartenu à Louis XIV et à Louis XV ;
• un portfolio de dépêche en cuir rouge qu'il présenta au général Baron Joseph de Trobriand durant la douloureuse campagne de
Moscou en 1812. Cette sacoche-valise était utilisée pour transporter des rapports de Napoléon à son fils adoptif le prince
Eugène ;
• une écharpe en soie qui fut vendue lors de son couronnement ;
• des paroles d'une pièce de chorale imprimées en lettres d'or sur vélin qui fut chantée aux Tuileries pour la célébration de la
naissance de l'héritier, Napoléon II ;
• le télescope du duc de Wellington pris lors de la bataille des Arapiles (Salamanque) par le général Marcognet en 1812 ;
• 2 bustes en bronze de Napoléon du sculpteur A.Canova (sculpteur italien, né en 1757 et mort en 1822) ;
• 2 bronzes représentant l'Empereur.


Date de parution : 02/2009
Napoléon, le retour des manuscrits
Source : Plume Magazine

L’événement se situe aux Invalides, plus précisément sous le dôme de l’Église des Invalides, à quelques mètres du tombeau de l’Empereur.
Sur le parvis du catafalque de Vauban, une exposition de lettres et de manuscrits signés Napoléon Bonaparte. Une exposition inhabituelle dans ce lieu historique, Nécropole nationale où le recueillement est de rigueur. Une exposition baptisée tout simplement « L’Aigle et la Plume – Le retour des manuscrits » présentant une très importante collection de lettres et manuscrits de l’Empereur.
Cette collection a été constituée pendant une trentaine d’années par un collectionneur passionné parmi les plus passionnés de l’Empire : un Américain de Boston. Elle vient d’être acquise et « rapatriée » en France par la société Aristophil, bien connue du monde de l’écrit.
Cette collection exceptionnelle, unique au monde, compte plus de 500 manuscrits, lettres et documents signés de l’Empereur, représentant un total de 1 500 pages, dont un grand nombre est d’un intérêt historique majeur. Cinquante livres de sa bibliothèque personnelle ainsi que quelques-uns de ses objets personnels s’ajoutent à cet ensemble inédit. Toute la vie de l’Empereur s’y trouve, depuis les débuts du jeune lieutenant jusqu’aux dernières volontés du captif de Sainte-Hélène.
(...)
Cette collection a pu être acquise grâce à une stratégie mise en place par le musée des Lettres et Manuscrits et la société Aristophil dont la vocation réside dans la conservation, la valorisation et le rapatriement, lorsque les circonstances le permettent, du patrimoine écrit. L’exposition qui en découle procède d’une volonté de présenter de manière permanente au grand public les écrits de l’Histoire.

Gérard Lhéritier


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