Le conflit : un déchirement nécessaire ?

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Posté le 19 juin 2014

« Le parricide a fait la moitié de nos rois. » écrivait Corneille, quand deux siècles plus tard Gavroche « cette petite grande âme » d’Hugo se fait fusiller sur les barricades du fait d’un conflit politique interne, et quand l’Irlande se déchire en ce dimanche sanglant de la fin du XXème siècle. L’histoire en est témoin : les hommes entrent en conflit et se déchirent dès lors qu’il y a luttes de pouvoir, intérêts contraires et conceptions du monde différentes. A notre échelle d’individu, de membre de la société, de citoyen français et européen, de membre d’entreprise, de parent, d’enfant, de frère et sœur, de conjoint ou d’ami, comment gérer les conflits ?

Le conflit : un déchirement nécessaire ?

Acteur ou spectateur du conflit : une frontière poreuse

Où suis-je ?

Un conflit, du latin conflictus, désignait à l’origine une lutte armée entre deux ou plusieurs parties. Aujourd’hui, le terme conflit couvre une définition plus large, à savoir une confrontation entre deux ou plusieurs parties qui ne font pas forcément usage de la force.

Pour savoir que faire dans le cas d’un conflit, il faut d’abord savoir où l’on se place dans ce conflit, c’est-à-dire acteur ou spectateur. Traditionnellement, on pense le spectateur comme un individu passif face à des individus actifs appelés acteurs. Cette acception est cependant réfutable, car lorsqu’on assiste à un conflit, on le subit et même notre inertie face à ce conflit est action.

Inextricable situation ?

Vous pouvez fuir devant le conflit, vous n’en serez pas moins un des acteurs, la fuite constituant une action. Ainsi, la phrase typique qui provoque la fuite ou l’indifférence, « je n’ai rien à voir là-dedans » est dénuée de sens. Certes, vous n’êtes peut-être pas la cause du conflit, et vous n’êtes probablement pas en première ligne, mais vous faites partie du conflit. De surcroît, vous prenez parti dans le conflit, vous vous positionnez. Mieux vaut donc avoir conscience qu’on est acteur, même malgré nous – c’est là tout le paradoxe – pour maîtriser au mieux les conflits.

Les étapes de la gestion de conflit

Pour bien gérer les conflits, faut-il être diplomate ou tout à fait sincère ? Un peu des deux.

La communication nécessaire à la vie en société

Il s’agit de savoir transmettre et recevoir. Pour cela, il faut interpréter toutes les expressions du langage, même celles qui sont tues. Une bonne communication permet d’éviter un conflit, de le prévenir, ou de le régler. Cependant, ce type de communication ne consiste pas à dire ce que l’on pense, mais à assurer une entente cordiale entre les individus, ce qui est nécessaire à la vie en société.

Ainsi, la communication ne permet pas d’endiguer frustrations, intérêts divergents et désir de pouvoir qui sont au cœur des conflits, notamment des conflits professionnels.

Plus de recul et moins de souffrance face au conflit

Comprendre est une des clés du règlement de conflit. En effet, si vous comprenez la nature et la cause du conflit, vous avez davantage de chances de le prévenir et d’y apporter une solution adéquate. A titre d’exemple, on ne se met pas de la pommade quand on a une angine. De plus, il se peut que votre souffrance soit plus supportable puisque vous en comprenez la cause, et dans un second temps, plus facile à traiter.

Mais Souffrance et Réflexion ne se supportent pas, ils sont en conflit permanent, il est donc impossible de fréquenter les deux. On réfléchit puis on souffre, ou on souffre d’abord et on réfléchit après. Par exemple, vous souffrez que votre ex vous fasse toutes les misères du monde : comble du paradoxe, il vous aime.

Le caméléon des relations sociales

L’adaptation aux personnes et aux situations nécessite une observation, une compréhension et une maîtrise des codes. Ce n’est qu’en vous adaptant à l’interlocuteur que vous pouvez bien communiquer. Si vous posez un regard critique sur une personne, vous pouvez la comprendre et ainsi adapter votre communication et votre relation avec elle. Vous réduisez ainsi les probabilités de conflit.

Ainsi, le conflit n’est pas forcément négatif, c’est un beau moyen de s’affirmer. Plus que positif, le conflit est dans certaines situations nécessaire, soit pour que la situation se rétablisse, soit pour qu’elle change radicalement. Dans d’autres cas, il est totalement stérile, notamment quand l’enjeu est si important qu’aucune des deux parties n’acceptera le compromis. A vous de juger de la nécessité de monter au front et surtout de la manière dont vous vous y prenez, évitant ainsi la destinée de la « petite grande âme ».

Marion Villot

Marion Villot

Ex khâgneuse licenciée en science politique, j'ai mis de côté ma plume d'étudiante pour une frappe professionnelle. Issue de la cyber-génération, je parle le langage web et aimerais devenir écrivain.

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